40 jours sans manger pour aider les migrants, l'ancien boulanger du sud de la France obtient gain de cause

Pierre Lascoux, ancien boulanger à Puycelsi dans le Tarn, n'est plus en grève de la faim. Installé désormais sur la Côte d'Opale, dans le nord de la France il avait arrêté de manger pendant 40 jours pour dénoncer les conditions de vie des migrants dans les camps Dunkerquois.

Depuis le 22 novembre, Pierre Lascoux, ancien boulanger à Puycelsi dans le Tarn et bénévole désormais dans les camps de migrants dans le secteur de Dunkerque, était en grève de la faim. Il a cessé son action le dimanche 31 décembre et a été hospitalisé hier mardi 2 janvier pour un suivi médical.  

40 jours sans manger pour aider les migrants

Après 40 jours sans manger, Pierre Lascoux, bénévole dans l’association Salam basée à Grande-Synthe, a donc mis un terme à sa grève de la faim. L’objectif était alors de sensibiliser sur le sort et sur les conditions de vie des migrants exilés sur le camp de Mardyck, qui peinent à trouver à manger.

Hier mardi 2 janvier il a tout de même dû être hospitalisé après son action. "Je vais bien" a-t-il écrit mais " l'hospitalisation est nécessaire pour la reprise suivie de mon alimentation ", a-t-il ajouté. 

Une grève de la faim utile

Cette reprise a été décidée en raison de la détérioration de son état de santé. Il estime que son action n’a pas été vaine. La communauté urbaine de Dunkerque a rouvert un point d'eau pour le camp, ce qui était l'une des demandes de Pierre Lascoux. 

Cet ancien boulanger de Puycelsi dans le Tarn était arrivé à Grande-Synthe dans le Nord en octobre 2021 quelques mois après la fermeture de son commerce. Il s'est installé dans ce département pour apporter de l'aide aux candidats à l'exil vers l'Angleterre campant sur le littoral français.

Outre un accès à l'eau, Pierre Lascoux demandait aussi aux autorités "d'arrêter la politique de harcèlement et de destruction systématique des abris et effets personnels" des exilés et d'ouvrir des locaux pour des mises à l'abri volontaires et d'instaurer un vrai dialogue avec les acteurs de terrain.