Autoroute A69 : passe d'armes entre le sénateur Folliot et le ministre de l'Intérieur sur la présence illégale des zadistes

Alors que les opposants à la future autoroute A69 organisent "le printemps des ZAD" jusqu'à ce lundi 1er avril 2024 dans le Tarn, le sénateur centriste Philippe Folliot a interpellé le ministre de l'intérieur sur la présence des zadistes sur le chantier et les conclusions du rapporteur de l'ONU.

En marge du "printemps des ZAD" organisé ce week-end par les opposants à l'autoroute A69, le sénateur Philippe Folliot interpelle le ministre de l'intérieur et lui réclame des actes. 

Les militants plus discrets

Jusqu'à ce lundi 1er avril, les opposants à l’A69 organisent "Le printemps des ZAD". Un rassemblement autour des différents lieux où sont réunies depuis plusieurs semaines quelques dizaines de personnes.

La présence des caméras de télévision n'est plus forcément la bienvenue. Une peur s'est installée sur le site : "En faisant de la désobéissance civile on peut être taxé d'éco-terroriste et relever de chefs d'inculpation lourds, complètement injustifiés parce qu'on est non violent", raconte une activiste. "Par conséquent les personnes ont envie de se protéger".

Darmanin interpellé au sénat

Cette semaine, Des écureuils sont remontés dans les arbres sur la Crem'Arbre et la deuxième ZAD est toujours occupée. De quoi irriter le sénateur centriste tarnais Philippe Folliot qui a interpellé le ministre de l'intérieur sur la situation. 

"Ces opposants, de moins en moins nombreux et qui viennent de plus en plus loin, ont épuisé tous les recours juridiques et Ils essayent encore de retarder le chantier à travers l'occupation illégale d'arbres", a dénoncé Philippe Folliot. "Quelle est la position du gouvernement ?" a-t-il lancé à Gerald Darmanin. 

Le rapporteur de l'ONU critiqué

Gérald Darmanin a rappelé que neuf membres des forces de l'ordre avaient été blessés lors de heurts avec les opposants à l'A69 et les zadistes évacués ; "Comme je m'y suis engagé, aucune ZAD ne sera plus tolérée sur le territoire français", a réaffirmé le ministre de l'Intérieur. " 21 activistes ont été interpellés et font l'objet de poursuites pour violence et outrages envers les policiers".

Gérald Darmanin, qui a aussi estimé que "ce n'était pas à une instance internationale, qui n'a aucune compétence sur les décisions de justice, de remettre en cause l'interdiction des ZAD."   "On devrait plutôt entendre des condamnations extrêmement fortes contre ceux qui attaquent les policiers et gendarmes", a-t-il affirmé.

Pas de quoi satisfaire le sénateur tarnais. Philippe Folliot a tenu à rappeler "qu’il existe encore une ZAD et qu'une deuxième est en cours de constitution".  "Monsieur le ministre, il y a les mots et il y a les actes" a-t-il lancé à Gérald Darmanin. "Continuez à parler mais surtout agissez !".