Comment les pompiers s’entraînent au sauvetage en eaux vives pour sauver des victimes en cas d'inondations

Lors de l'exercice du 11 décembre 2019 / © Valérian Morzadec / FTV
Lors de l'exercice du 11 décembre 2019 / © Valérian Morzadec / FTV

Les inondations provoquées par la tempête du 13 décembre ont fait 2 morts et plusieurs dizaines de personnes secourues par des pompiers spécialisés dans le secours en eaux vives. Ces équipes dédiées se forment et s'entraînent plusieurs fois par an, comme ici dans le Tarn.

Par Emmanuelle Gayet

Plusieurs fois par an, des pompiers spécialisés sont formés aux techniques de sauvetage en eaux vives en tous types de milieu. Une formation très technique et spécifique, qui permet d'acquérir les bons réflexes en cas d'intervention lors d'inondations.

Une réalité à laquelle les équipes de secours sont confrontées plusieurs fois par an, et encore ces derniers jours, avec le passage de la tempête hivernale qui a touché le sud-ouest de la France, vendredi 13 décembre.

Le Gers, le Tarn-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne ont subi des inondations conséquentes. Les pluies diluviennes ont gonflé les cours d'eau entraînant des débordements importants de rivières.

Maisons inondées, voitures englouties...

Ces formations des spécialistes en sauvetage aquatique leur permettent d'être prêts pour affronter plusieurs cas de figure ; victimes coincées dans des maisons inondées, des voitures englouties, des branchages... 

Myriam Brisse et Valérian Morzadec ont suivi les équipes des SDIS de la région Occitanie lors d'une mise en situation grandeur nature dans les eaux tumultueuses du Tarn. Lors de cet exercice, le pompier doit secourir une victime isolée sur un rocher en l'agripant à son passage. Tout en s'assurant que le sauveteur lui-même n'est pas en danger.

Avant de se jeter à l'eau, on évalue les risques, on fait une lecture du cours d'eau pour évaluer et notifier les risques. Les risques, il y en a beaucoup. Dès lors que l'on se jette à l'eau, c'est pour sauver une victime, précise Philippe Lalanne, pompier à Auch. 

 
Comment les pompiers s’entraînent au sauvetage en eaux vives pour sauver des victimes en cas d'inondations


Sauvetage en eau vive comme en ville

Si ce type de sauvetage en eau vive est dangereux, les sauvetages en ville le sont tout autant, pour différentes raisons, explique un pompier.

Il y a moins de débit, mais il y a autant de danger, comme les plaques d'égoût qui s'en vont avec le courant, ce qui crée des phénomènes de siphon, et on peut être aspirés...

Ces derniers jours, ces professionnels du sauvetage ont été confrontés, à plusieurs reprises, à des automobilistes piégés par les eaux dans leur voiture. Des situations souvent provoquées par manque de prudence des usagers qui s'engagent sur des routes signalées fermées.
 

Une quinzaine d’entraînements par an, combinant plusieurs situations de sauvetages (rivière, lacs...), sont effectués par l'équipe spécialisée du SDIS 81.
 

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