"Les jours passent et il ne se passe rien", déclare l'avocat de Cédric Jubillar lors de la demande de remise en liberté

La justice a examiné ce mardi une nouvelle demande de remise en liberté de Cédric Jubillar. L'audience s'est déroulée à huis clos. Les avocats de la défense s'impatientent. Le procureur général a demandé le maintien en détention, le résultat est attendu le 22 novembre prochain.

"J'ai jamais fait de mal à Delphine", déclare timidement Cédric Jubillar devant la cour d'appel de Toulouse lors de la demande de remise en liberté. Alors que la présidente Corinne Chassagne demande au public et aux journalistes d'évacuer la salle pour examiner la demande de huis clos, le mari de Delphine Jubillar s'est tourné vers la presse. "Vous n'êtes pas là pour donner des interviews à la presse !", s'écrie alors la présidente passablement agacée. 

Décision attendue le 22 novembre, les avocats s'impatientent

Ces quelques mots du principal suspect dans l'affaire Jubillar, ses avocats auraient aimé qu'il y en ait d'autres. A la sortie de l'audience, Me Alexandre Martin, l'un des avocats de Cédric Jubillar, s'est exprimé.. "Nous avons démontré une fois de plus que ce dossier est vide. Cet homme clame son innocence. Les jours passent et il ne se passe rien. Il n’a pas été entendu. Il ne le sera que le 3 décembre prochain. On a tous les éléments pour l’interroger et on ne l’a pas fait. C'est insupportable!"

Et l'avocat de pointer du doigt l'exemple de la fameuse couette retrouvée peu après le drame. "La couette a été saisie le 17 décembre 2020, envoyée seulement le 28 juillet aux experts. Et le 15 novembre, on ne sait toujours rien! ... Peut-être un jour il y aura un scandale...C'est à se demander si elle n'a pas été perdue!"

Une audience à huis clos demandée par le parquet

Après les fuites de certains éléments du dossier dans la presse -notamment un article du journal Le Parisien- le procureur général Franck Rastoul avait exigé que l'audience se tienne à huis clos, la sérénité des débats n'étant plus acquise. Dès le début de l'audience, le public a donc été évacué. 

Les avocats de Cédric Jubillar sont furieux, ils ne voulaient pas de huis clos. "Cette décision prise du huis clos est attentatoire aux droits de la défense. Nous allons la porter devant la cour de cassation. C'est inique et insupportable dans une pareille affaire, clame Me Martin.

La décision de remise en liberté de Cédric Jubillar interviendra le 22 novembre. Il sera entendu le 3 décembre prochain pour une nouvelle audience.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société