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Situation tendue à Sivens

© AFP
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Pro et anti-barrage s'opposent dans un face-à-face tendu sur le site de Sivens. Des manifestations étaient prévues ce dimanche sur le site à l'occasion de la journée mondiale des zones humides. Les gendarmes sont sur place.

Par Véronique Haudebourg

Ce dimanche devait se tenir des réunions, pique-niques et visite du site du projet de barrage du testet à l'occasion de la journée mondiale des zones humides. Une manifestation organisée par le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

D
es pro-barrage et/ou anti-zadistes ont toute fois bouclé le site et en bloquent tous les accès, empêchant la tenue de la manifestation. La gendarmerie du Tarn, dont "quelque 150 membres étaient sur place prêts à intervenir", a indiqué qu'il y avait une "soixantaine" de pro-barrages et d'agriculteurs dans la zone. Ils se sont séparés en trois groupes autour du site et se sont positionnés pour apparemment empêcher les participants  d'approcher le site. Mais "une trentaine" de participants ont pu atteindre le site pour des ateliers, tandis que des voitures "ont dû être refoulées et ont fait demi-tour", selon la  gendarmerie. Des participants ont aussi pu se rendre sur place à pied, a-t-on ajouté.

Les agriculteurs et autres pro-barrage sont restés "à distance" des zadistes et des activités organisées pour cette journée et les gendarmes ont organisé des patrouilles permanentes. La tension perceptible n'avait pas dégénéré dimanche en fin d'après-midi.

Les anti-barrage parlent de milices les empêchant de passer, certains pro-barrages étant vêtus de tenues paramilitaires et se déplaçant à bord de gros véhicules tout-terrain.

Notre dossier complet sur le barrage de Sivens

Le projet de retenue d'eau de Sivens (Tarn), abandonné le 16 janvier, devait couvrir 34 hectares. Ce projet avait suscité une vive contestation et provoqué des heurts entre, d'une part, écologistes et zadistes -opposés à la destruction de la zone humide du Testet- et, d'autre part, une majorité
d'agriculteurs notamment, partisans du projet. Mais la mort en octobre d'un jeune opposant, Remi Fraisse, tué par une grenade de la gendarmerie, avait remis tout en cause. Une version allégée du projet est dorénavant envisagée.

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