Toulouse : le quartier du stade Ernest Wallon se remet doucement du passage des supporters de l'USAP

5 jours après les déchets jonchent toujours le parc des Sept Deniers / © France 3
5 jours après les déchets jonchent toujours le parc des Sept Deniers / © France 3

La victoire de l'USAP contre Grenoble à Toulouse en finale de Pro D2 dimanche dernier a laissé des traces. Au point que le comité de quartier des Sept Deniers va envoyer un courrier à la mairie de Toulouse, au Stade Toulousain, propriétaire du Stade, et à la Ligue Nationale de Rugby. 

Par Fabrice Valery

"Dans le quartier des Sept Deniers, on connaît les ambiances de matchs, on a vu défiler tous les supporters, irlandais, écossais, gallois et autres, raconte un riverain. Mais là, ça dépasse tout ce que l'on a vu avant".

Depuis le dimanche 6 mai et la finale de Pro D2 entre Grenoble et Perpignan, le quartier qui jouxte le stade Ernest Wallon à Toulouse a du mal à se remettre du passage des supporters de l'USAP. Plus de 12 000 Perpignanais avaient fait le déplacement pour soutenir leur équipe dans ce match décisif synonyme de montée en Top 14. Sur le terrain, l'USAP a rempli son contrat. En dehors du stade, en revanche, ce fut une autre affaire.


Pas assez de toilettes ?

"Dès 9h30 dimanche, raconte un habitant du quartier, il y a eu beaucoup de bruit, des klaxons, des pétards et puis des fumigènes et la fumée de nombreux barbecues allumés sauvagement. Surtout, de nombreux supporters ont fait leur besoin dans les buissons, dans le parc alors que des WC supplémentaires avaient pourtant étés installés près du Stade. Certains ont même sonné aux portes pour utiliser les toilettes !"

5 jours après les traces sont toujours visibles : dans le parc, où jouent habituellement les enfants, des sacs poubelles éventrés (photo ci-dessus), des canettes de bière, des étrons, jonchent le sol. L'herbe a été brûlée là où des barbecues sauvages ont été allumés, souvent à proximité d'arbres. 
Les supporters catalans avaient aussi envahi le terrain à la fin du match / © MaxPPP
Les supporters catalans avaient aussi envahi le terrain à la fin du match / © MaxPPP

La responsabilité des organisateurs 

Les riverains et le comité de quartier ne veulent pas stigmatiser les supporters catalans, venus en masse supporter leur équipe. Mais ils pointent du doigt les différentes responsabilités : "Quand on déféque dans un buisson, en pleine ville, alors qu'il y a des toilettes publiques dans et autour du stade, c'est de la responsabilité individuelle, explique Marcel Martin, le président du comité de quartier des Sept Deniers. Mais la faute incombe principalement aux organisateurs, à la Ligue Nationale de Rugby, au Stade Toulousain, propriétaire du stade Ernest Wallon et à la ville de Toulouse qui n'ont pas pris les dispositions nécessaires pour accueillir autant de supporters d'une équipe extérieure"

Un courrier envoyé par les riverains

Le comité de quartier va donc rédiger un courrier qu'il va transmettre au maire de quartier et au Stade Toulousain, pour protester contre la manière dont ce déplacement de milliers de supporters catalans a été géré et demander des explications. Le comité regroupe actuellement des témoignages de riverains, des photos pour avoir "des pièces tangibles". "Pour dimanche dernier, c'est trop tard, reconnaît Marcel Martin. Mais pour l'avenir, si le stade doit accueillir de nouvelles finales comme celle-ci, nous ne voulons pas que cette situation se renouvelle". 

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