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Notre-Dame : des chutes de pierres après la canicule, et « l'urgence » d'éviter un effondrement selon l’Etat

Au sommet du chantier de Notre-Dame lancé après l’incendie (fin juillet). / © STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Au sommet du chantier de Notre-Dame lancé après l’incendie (fin juillet). / © STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

Le ministère de la Culture explique ce mercredi que Notre-Dame, quatre mois après l’incendie, court toujours un risque potentiel d'effondrement. De quoi justifier, toujours selon l’Etat, le « rythme des travaux » et une reprise rapide du chantier.

Par France 3 paris IDF / AFP

Une partie de la cathédrale risque-t-elle un jour de s’écrouler ? Le ministère de la Culture annonce en tout cas ce mercredi que Notre-Dame court encore un risque potentiel d'effondrement après, notamment, des chutes de pierres enregistrées suite à la canicule récente.

« Aujourd'hui, l'édifice fait toujours l'objet d'un arrêté de péril du Préfet de Police, en date du 17 avril », rappelle le ministère dans un communiqué. D’après l’autorité, l’« urgence impérieuse » de la situation justifie le « rythme des travaux » depuis le 16 avril dernier.

Le ministère de la Culture répond aux accusations de négligences

« L'ensemble des services de l'État impliqués dans le chantier ont fait de la santé des travailleurs sur ce chantier une priorité absolue, primant sur toute autre considération », répond par ailleurs le communiqué. Le ministère fait en ce moment face à des accusations de négligences de la part de Mediapart et d'associations, notamment concernant la pollution au plomb.

Le communiqué souligne ainsi, toujours selon le ministère, l’importance de vite reprendre le chantier, interrompu le 25 juillet dernier. D’après l’autorité, une série de mesures ont été prises « pour préserver l'état de santé des travailleurs » dès les 18 et 22 avril par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Des dispositions « qui seront renforcées dans les jours et semaines à venir avec la mise en place d'un dispositif pérenne et justement dimensionné au regard du nombre d'intervenants ».

Le ministère rappelle par ailleurs qu’un coordonnateur sécurité et protection de la santé (CSPS) a été chargé, dès le 26 avril, de rédiger un plan associant l'ensemble des opérateurs. Pour ce qui est des surfaces et de l'air ambiant, des prélèvements ont aussi été lancés régulièrement d’après le communiqué.

Une phase de consolidation longue et complexe

Autre réponse de la part du ministère : « Une assistance à maîtrise d'ouvrage plomb a été missionnée pour la gestion spécifique du risque plomb à compter du 16 mai », pour « garantir l'étanchéité du chantier », « informer et former les intervenants », « organiser l'utilisation d'unités mobiles de décontamination pour les sorties des zones de travaux », et « gérer les déchets du chantier », dont « les équipements de protection individuelle ».

Pour ce qui est du suivi médical enfin, le communiqué soutient que « l'ensemble des opérateurs est quotidiennement informé de l'évolution des mesures préventives », avec par ailleurs des formations obligatoires vis-à-vis des risques. Et si le chantier doit reprendre lundi prochain, la phase de consolidation devrait durer, avec ensuite des travaux de restauration prévus pour le premier semestre 2020 au plus tôt.
 

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