Paris : une trentaine d'écoles encore fermées ce vendredi

C'est un quasi retour à la normale dans les écoles parisiennes. Après 398 établissements fermés hier, seuls une trentaine le sont encore ce vendredi, principalement dans le nord est de la capitale. Une centaine d'écoles connaissent également des perturbations dans leur fonctionnement.  

Emmanuel Grégoire, le 1er adjoint à la mairie de Paris, avait tablé sur 178 écoles fermées ce vendredi. Il n'y en a finalement qu'une trentaine selon le rectorat de Paris avec 8,75 % d'enseignants grévistes. 34 exactement d'après la mairie de Paris après un point réalisé à 14h. Une situation beaucoup plus calme que prévue même si une centaine d'établissements restent pertubés, majoritairement dans l'Est parisien. Dans le détail, une quinzaine d'écoles ne compte qu'un enseignant présent. Beaucoup d'autres ne peuvent assurer les services de cantine ou de périscolaire, contraignant les parents à venir récupérer leurs enfants à 11h30 puis de les ramener à 13h30 pour une fermeture d'école anticipée à 15h. 
 

La bataille des chiffres

Hier, 398 établissements étaient restés fermés dans la capitale avec 78 % de grévistes chez les enseignants. Une situation anormale selon le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer qui dès mercredi, avait a regretté "que le service minimum d'accueil ne puisse être assuré que pour 3 écoles [sur 652]" puis accusé la maire PS de la Ville de ne pas se mobiliser suffisamment : "Madame Anne Hidalgo fait mieux le service minimum quand il y a grève sous des gouvernements qu’elle aime bien que lorsque c’est sous ce gouvernement".
Le secrétaire d'État auprès du ministre, Gabriel Attal a enfoncé le clou fustigeant "un choix politique" et "irresponsable" de la mairie de Paris. 

Des attaques balayées par Emmanuel Grégoire. "On a travaillé d'arrache-pied avec le rectorat pour pouvoir ouvrir 252 écoles alors que 78% des enseignants étaient annoncés comme grévistes". "La Maire n’ordonne pas à ses agents d’agir en fonction de la couleur des gouvernements. On a compris que leur objectif c’est d’insulter la Maire de Paris, c’est aussi insulter les agents mobilisés pour assurer le service."