• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Guillaume Voisin, gilet jaune : « Je partirai quand le Référendum d'Initiative Populaire sera accepté »

Le gilet jaune Guillaume Voisin est posté au bord de la route au niveau de Mouy-sur-Seine, en Seine-et-Marne. / © C. Mirabaud / France 3 Paris IDF
Le gilet jaune Guillaume Voisin est posté au bord de la route au niveau de Mouy-sur-Seine, en Seine-et-Marne. / © C. Mirabaud / France 3 Paris IDF

Posté avec une vingtaine de gilets jaunes au bord de la route à Mouy-sur-Seine, en Seine-et-Marne, Guillaume Voisin reste engagé depuis le début du mouvement. Selon lui, une seule réforme pourrait satisfaire les gilets jaunes : le fameux "Référendum d’Initiative Citoyenne".

Par PDB

Il a beau s’être fait récemment expulsé par les gendarmes du rond-point qu’il occupait jusqu’alors avec les autres gilets jaunes de la région, Guillaume Voisin n’imagine pas un instant abandonner le mouvement.

Installés au bord de la route à Mouy-sur-Seine, une commune au sud-est de la Seine-et-Marne, les gilets jaunes ont en effet récemment dû se déplacer vers l’espace d’un terrain privé, avec l’accord du maire.

« Je ne pense absolument pas que la mobilisation soit en recul »

Et même si les rapports des forces de l'ordre consultés par nos confrères d’Europe 1 laissent penser que la mobilisation – divisée par cent depuis la mi-novembre sur l’ensemble du territoire français – est en chute libre, Guillaume Voisin ne veut pas y croire :

« Je ne pense absolument pas que la mobilisation soit en recul. On le voit ici, on reste toute la journée… Tout ça, c’est juste pour nous faire peur, nous décourager. Et les gens qui passent sur la route nous apportent un soutien incroyable, ils sont de bon cœur avec nous, ça nous rassure. »
 

On tient parce qu’on ne nous a pas encore entendu, parce qu’on refuse de comprendre ce que l’on revendique.

Au chômage depuis quatre mois après avoir travaillé dans la métallurgie, et avec la ferme volonté de créer sa propre société dans la restauration de voitures anciennes, le gilet jaune de 31 ans reste posté au passage des voitures, en compagnie de sa mère et de son père.
« On tient parce qu’on ne nous a pas encore entendu, parce qu’on refuse de comprendre ce que l’on revendique, explique Guillaume Voisin. Pourtant, notre message est simple : on veut le RIC, maintenant [le Référendum d'Initiative Populaire, un dispositif qui permettrait à une partie de la population de lancer un référendum pour révoquer un élu, proposer ou abroger une loi, et ce à condition de réunir un nombre donné de signatures]. Je partirai quand le RIC sera accepté. Avec ça, on aura un droit de regard, et notre vote aura vraiment une influence sur les décisions. Et tout le reste suivra, le pouvoir d’achat par exemple. »
 

« C’est important de ne pas se limiter à Paris : on doit rester partout »

Selon lui, le mouvement reste uni, et ce malgré les polémiques récentes autour de la figure d’Eric Drouet, dont l’interpellation et la sortie de garde à vue cette semaine ont été largement couvertes par les médias :

« Je trouve ça inadmissible de se faire arrêter comme ça, en tant qu’honnête citoyen. C’est du n’importe quoi. Certes, il a joué avec les médias pour que les gens puissent voir ce que le gouvernement fait face aux gilets jaunes, mais ce n’est pas un porte-parole. C’est juste un gilet jaune parmi d’autres, qui nous informe via ses vidéos sur les réseaux sociaux. »
Samedi, Guillaume Voisin ne sera pas présent à Paris pour l’« acte 8 » des manifestations, bloqué par des problèmes de cœur. « Mais si je n’avais pas de problèmes de santé, j’irais de temps en temps aux rassemblements dans la capitale, explique-t-il. Mes collègues y seront, eux. C’est pour l’image, le symbole du pouvoir. Mais c’est aussi important de ne pas se limiter à Paris : on doit rester partout. »
 

Sur le même sujet

Le succès des cahiers de doléances à Ivry sur Seine

Les + Lus