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« C'est politique » : le gilet jaune Éric Drouet s’exprime à sa sortie de garde à vue

Eric Drouet, à sa sortie de garde à vue à Paris, jeudi 3 janvier. / © AFP BERTRAND GUAY / AFP
Eric Drouet, à sa sortie de garde à vue à Paris, jeudi 3 janvier. / © AFP BERTRAND GUAY / AFP

Le chauffeur routier originaire de Melun, devenu une figure médiatique des gilets jaunes dans la région parisienne, a été libéré de sa garde à vue, ce jeudi 3 janvier après-midi.

Par PDB avec AFP

« Tout ce qui se passe ici, c'est politique. » Eric Drouet, figure francilienne des gilets jaunes arrêtée mercredi soir avant d’être libéré ce mercredi après-midi, a estimé à sa sortie de garde à vue que son interpellation relevait du « jamais vu ».
« La façon dont c'est fait, c'est politique, juge le gilet jaune. Même eux [les policiers, NDLR] n'ont pas l'habitude que ça se déroule comme ça, qu'il y ait des haut gradés qui assistent à l'audition, qui posent eux-mêmes les questions, c'est du jamais vu. »
 

« On essaie de nous pousser »

Interpellé pour « organisation d'une manifestation sans déclaration préalable », il estime à la sortie du commissariat parisien où il était entendu être provoqué politiquement : « On cherche à nous mettre des responsabilités sur le dos, alors qu'il y en a pas du tout. On a été auditionnés au moins quatre ou cinq fois sur les mêmes sujets. On essaie de nous pousser. »

Initiateur de la première mobilisation nationale le 17 novembre dernier, le gilet jaune a été interpellé mercredi alors qu'il se dirigeait vers les Champs-Élysées avec quelques dizaines de personnes, après avoir appelé dans une vidéo aujourd’hui disponible sur YouTube ses sympathisants à se rassembler pour « choquer l'opinion publique ».

« C'était un rendez-vous au restaurant »

Pourtant, Eric Drouet martèle ce jeudi qu’« il n'y a pas eu d'appel » à manifester : « Ce n'est pas moi, c'est une page, il y a mon nom inscrit nulle part et malgré ça, on essaie de nous mettre sur le dos des inculpations. On essaie de nous mettre l'organisation d'une manifestation non déclarée, alors que là, ça n'avait rien d'une manifestation, c'était un rendez-vous au restaurant. On en est très loin. »

« C'est très énervant qu'on puisse même pas circuler dans la rue librement, estime encore le chauffeur routier. On avait tout respecté du début à la fin [...] malgré ça, on a été interpellé. » Eric Drouet prédit enfin que le mouvement se poursuivra, et ce peu importe ses possibles interpellations futures : « Avec ou sans moi, ça continuera ».

Eric Drouet, jugé le 5 juin prochain

A Paris, des gilets jaunes avaient annoncé un rassemblement dans la capitale, place de la République à 18h,  pour demander sa libération. À Lille, une cinquantaine de personnes se sont regroupés dans l'après-midi avec le même objectif.
Le 22 décembre, Eric Drouet avait déjà été interpellé lors de l'« acte 6 » des manifestations à Paris pour « port d'arme prohibé ». Le gilet jaune, controversé pour avoir appelé sur BFM TV à « rentrer » dans l’Elysée et par ailleurs accusé d'avoir relayé des thèses complotistes, sera jugé le 5 juin prochain en correctionnelle.

 

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