En Seine-et-Marne, entrepreneurs et agriculteurs développent un bioplastique sans pétrole

Des plants de miscanthus, une plante qui permet de faire du plastique sans pétrole. / © Oliver Willikonsky/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP
Des plants de miscanthus, une plante qui permet de faire du plastique sans pétrole. / © Oliver Willikonsky/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP

Les conséquences du plastique sur l'environnement sont connues. L'avenir passe donc peut-être par une plante : le miscanthus. Elle pousse notamment en Seine-et-Marne et permet de fabriquer du plastique biodégradable. Une filière est en train de voir le jour.

Par Marc Taubert

Du plastique fait à partir de miscanthus. L'idée a germé dans un hangar de la Brosse-Montceau en Seine-et-Marne. Le procédé, en trois étapes, consiste à tout réduire en miettes pour obtenir une résine après des heures de macération.

De quoi fabriquer un plastique garanti sans hydrocarbure, un plastique 100% végétal. "On sait faire des contenants à partir de cette matière-là, on sait peut-être faire des sacs plastique, aussi sur du filaire", explique Xavier Venard de la société Polybiom.

Gobelets, tissus, nappes, revêtements de sol et même matériaux isolants. Le procédé vient d'être breveté et pourrait intéresser nombre de secteurs industriels. "On peut imaginer de l'alimentaire comme tout ce qui est emballage de restauration rapide", pense Olivier Suty, directeur de MSL.
En Seine-et-Marne, entrepreneurs et agriculteurs développent un bioplastique sans pétrole
Le miscanthus permet de fabriquer du plastique biodégradable et pourrait faire la richesse des agriculteurs de Seine-et-Marne. - France 3 Paris - Île-de-France - Farid Benbekaï, Cécile Claveaux et Gaëlle Potet
 

250 hectares cultivés en Seine-et-Marne

Patrick Billard est l'un des premiers producteurs de miscanthus de la région. La plante ne nécessite ni phytosanitaire ni irrigation. 250 hectares sont déjà cultivés en Seine-et-Marne. "Cela nous ramène de la matière organique et des éléments fertilisants. On n'a pas besoin de fertiliser les parcelles d'une année sur l'autre."
Voilà comment une filière plastique biodégradable et locale vient de voir le jour. Les carnets de commande se remplissent déjà. "Aujourd'hui, nous avons des contrats avec 72 tonnes par an pendant 10 ans qui sont assurés. Je pense que beaucoup d'entrepreneurs vont être intéressés par l'originalité du produit", affirme Patrick Septiers, président de la communauté de communes Moret Seine & Loing.

Le miscanthus, nouvel eldorado des céréaliers ? En tout cas, ils sont déjà une trentaine à se lancer dans le plastique sans pétrole.
 

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