Des taxis volants pourraient être prêts pour les JO de Paris en 2024

De premiers tests de taxis volants vont avoir lieu à l'aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin dans le Val d'Oise à partir de juin 2021. Un projet allemand a été présenté, ses créateurs espèrent obtenir une autorisation de voler d'ici à deux ans.

Le VoloCity qui fonctionne grâce à l'électricité a une autonomie de 35 km et atteint les 110 km/h.
Le VoloCity qui fonctionne grâce à l'électricité a une autonomie de 35 km et atteint les 110 km/h. © MT - France 3 Paris Ile-de-France
La promesse a de quoi faire rêver : fini les embouteillages sur les routes franciliennes et bienvenu dans le monde du taxi volant. Un prototype a été dévoilé en grande pompe ce mercredi 30 septembre à l'aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin dans le Val d'Oise.

Baptisé VoloCiy et imaginé par l'entreprise allemande Volocopter (soutenue par Daimler qui détient Mercedes-Benz), ce drone qui ressemble à un hélicoptère électrique a été choisi pour ces premiers tests en Île-de-France. Ceuxi-ci auront lieu à partir de juin 2021.

"Ce projet de véhicule électrique à décollage vertical est particulièrement intéressant : nous avons des embouteillages. Se déplacer au-dessus des routes est une perspective très intéressante", a affirmé Valérie Pécresse, présidente (Libres!) de la région, lors de cette présentation.

"Nous voulons un démonstrateur pour les JO 2024. Ce seront un ou deux milliards de personnes qui nous regarderont", a-t-elle poursuivi.
 

Où les faire décoller et atterrir ?

Lors de ce lancement, le film "Le Cinquième Élément" de Luc Besson (1997) a été abondamment cité comme un avenir pas si lointain. Mais les questions que pose cette nouvelle mobilité sont encore nombreuses.

Tout d'abord, il y a celles qui concernent la sécurité et les différents acteurs travaillant avec la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) et l'Agence européenne de sécurité européenne (AESA) de façon à faire évoluer la réglementation et à obtenir des autorisations de vol. "Nous espérons une licence d'ici à deux ans. Ce sera aussi sûr qu'un vol commercial", a déclaré Florian Reuter, le P-DG de Volocopter ce mercredi 30 septembre.

Autre enjeu à l'avenir : où vont se poser ces appareils ? "On travaille sur les zones d'atterrissage et de décollage", explique Catherine Guillouard, P-DG la RATP et partenaire du projet, qui prévient d'emblée que "cela ne remplacera pas le RER mais c'est complémentaire".

Hors période de crise sanitaire, ce sont 12 millions de personnes qui sont transportées chaque jour dans les transports franciliens. "On est en train de faire une cartographie de tous les sites possibles avec ADP et Airbus en utilisant nos propres infrastructures", indiquait Marie-Claude Dupuis, directrice de l'innovation à la RATP à Parigo en octobre 2019. Ainsi, on pourrait voir des toits de gare RER aménagés pour être transformés en "vertiports". 

250 projets dans le monde

L'objectif pour les constructeurs est de concevoir des drones qui soient peu nuisibles pour les riverains. Ainsi, le projet promu à ce jour, le VoloCity, peut arguer d'être entièrement électrique avec une autonomie de vol de 35 km. Il peut atteindre les 110 km/h à une altitude maximum de 500 mètres.

Mais c'est loin d'être le seul projet. "L'avenir, c'est la basse altitude", pense Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP qui rappelle qu'il existe "250 projets dans le monde".
Le CityAirbus a une autonomie de 30 km et peut transporter jusqu'à quatre personnes.
Le CityAirbus a une autonomie de 30 km et peut transporter jusqu'à quatre personnes. © Armin Weigel / dpa / AFP
Et certains ont pris de l'avance. En Chine, des tests avec des passagers existent depuis 2017 avec le drone taxi Ehang. De grands noms se sont aussi lancés comme Uber ou Airbus qui veut présenter un modèle plus compact que son concurrent de chez Velocopter. Un projet lancé initialement en partenariat avec la RATP et qui a fait son premier vol d'essai … en Allemagne.

Si l'on peut espérer voir un jour des taxis volants survoler les capitales européennes, il n'est pas si sûr qu'ils soient très accessibles. Airbus chiffrait ainsi à 200 euros un trajet Paris - Roissy même si la RATP assurait que le prix au kilomètre serait de 2 euros maximum. Bien loin des 10,30 euros en RER ou de la cinquantaine d'euros en taxi traditionnel.
 
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