Moustique tigre : le Val-de-Marne en "vigilance pourpre", la surveillance renforcée en Île-de-France à l'approche des JO

Plus sur le thème :

Alors que le site spécialisé "Vigilances Moustiques" a classé le Val-de-Marne au niveau maximal d’alerte, l'espèce est aussi "implantée et active" dans le reste de l’Île-de-France. Comment lutter contre l’insecte à l’approche des Jeux de Paris ?

Alors qu’un premier cas autochtone de dengue transmis par un moustique tigre avait été recensé dans le Val-de-Marne en octobre dernier, le département est passé en "vigilance pourpre" sur la carte 2024 du média Vigilances moustiques. Ce niveau maximal d’alerte signifie qu’au moins un "cas de maladie déclarée" a été recensé, l’insecte pouvant transmettre le virus Zika, la dengue et le chikungunya.

Sur la nouvelle carte publiée par le site spécialisé, publiée le 16 mai et "mise à jour le 25 avril", le reste des départements franciliens est en "vigilance rouge", le moustique tigre étant partout "implanté et actif". Selon Vigilances moustiques, "90% du territoire" national est "en vigilance rouge, orange ou pourpre". Le média s’inquiète de nouvelles contaminations en lien avec les Jeux olympiques de Paris 2024, en raison "flux touristiques attendus", avec "le risque d'apparition de cas importés de dengue, chikungunya ou Zika" et "de développement de foyer de cas autochtones".

Le média rappelle que le moustique tigre est "plus petit qu'une pièce de 1 centime", avec un "vol lent et est assez facile à écraser en vol", ainsi qu’une coloration "noire avec des rayures blanches".

"Le moustique tigre est présent et actif dans tous les départements d'Île-de-France"

Sur X, la préfecture du Val-de-Marne souligne que "le moustique tigre est présent et actif dans tous les départements d'Île-de-France", et rappelle également que l’insecte, "fortement nuisible", "peut transmettre certaines maladies".

La préfecture invite à "porter des vêtements longs et amples", "utiliser des répulsifs" et "installer des moustiquaires".

Selon les "bonnes habitudes" partagées par le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités et relayées par la préfecture du Val-de-Marne, il est aussi "essentiel de supprimer les eaux stagnantes qui lui servent de gîtes larvaires".

Une campagne de surveillance renforcée depuis début mai

De son côté, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France annonce dans un communiqué avoir "lancé, le 1er mai 2024, sa campagne de surveillance renforcée de la présence et de l’implantation" de l’insecte "sur le territoire francilien". Pièges pondoirs, démoustication, sensibilisation… Ce dispositif, "qui s’accompagne de mesures de prévention et de surveillance des cas d’arboviroses diagnostiqués par les médecins, durera jusqu’au 30 novembre 2024, et couvrira donc toute la période d’activité de ce moustique".

"En prévision des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les actions des pouvoirs publics ont été renforcées, en particulier en matière de sensibilisation et de prévention à destination des voyageurs au départ ou à l’arrivée de zones d’endémie de ces pathologies, ainsi que d’identification et de réduction des zones propices à la prolifération des moustiques à proximité des lieux de grands rassemblements", écrit également l'ARS.

Une plateforme en ligne permet de signaler la présence de l’insecte. Sur son site, l’ARS précise que "l’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition sur le territoire". Il faut obligatoirement "disposer d'au moins un de ces deux éléments" : "une photo d’un moustique tigre", ou "un moustique dans un état permettant son identification".

L'actualité "Société" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
L'actualité "Société" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité