Notre-Dame-des-Landes : 1000 à 2000 participants à la marche “contre les violences policières”

1000 à 2000 personnes selon la police ou les organisateurs, ont défilé samedi 09 novembre 2014 à Notre-Dame-des-Landes / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
1000 à 2000 personnes selon la police ou les organisateurs, ont défilé samedi 09 novembre 2014 à Notre-Dame-des-Landes / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Deux semaines après la mort de Rémi Fraisse sur le site du projet contesté du barrage de Sivens, les marches en hommage au jeune militant écologiste se poursuivent aujourd'hui samedi à travers la France. 

Par Fabienne Béranger

Un rassemblement a eu lieu cet après-midi sur le site du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Les différentes composantes du mouvement anti aéroport, l’ACIPA, le CédPA, l’ADECA, ATTAC, COPAIN, le PG, EELV et des occupant(es) de la ZAD ont appelé à une marche solidaire.

Entre 1.000 et 2.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont participé à cette marche contre "les violences policières".

Les manifestants, en bottes et chaussures de randonnée, sont partis sous la pluie depuis le "Sabot", "l'une des premières parcelles défrichées collectivement pour y installer un potager, et qui a été détruite, piétinée, gazée", et passeront par les différents "lieux d'affrontements violents de 2012, où on aurait pu vivre ce qui s'est passé au Testet", a indiqué Jean-François Guitton, du Copain44.

La marche a pris fin en milieu d'après-midi près de "La Châtaigne", où avait eu lieu une manifestation massive d'opposition le 17 novembre 2012, et ont suivi des prises de parole.

Le reportage de Sandrine Gadet, JP Brenuchon et Sophie Boismain

Marche solidaire Notre-Dame-des-Landes

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes rappellent qu'ils ont "subi la violence policière, particulièrement lors de la tentative d’expulsion de la zone fin 2012." et dénoncent "le danger que représente les armes prétendument non létales de la police. Ces armes tuent comme elles viennent de le faire, mutilent comme lors de la manif du 22 février 2014 ou plus récemment dans la banlieue de Blois."
Les manifestants arrivant sur le site de Notre-Dame-des-Landes / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Les manifestants arrivant sur le site de Notre-Dame-des-Landes / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Rémi Fraisse, un étudiant de 21 ans, a été tué par une grenade offensive des gendarmes, à la fin octobre, au Testet, sur le chantier controversé du barrage du Sivens, dans le Tarn.
Depuis sa mort plusieurs dizaines de manifestations, parfois émaillées de scènes de violences urbaines, ont été organisées dans toute la France.
Sam​edi dernier, la manifestation de Nantes "contre les violences policières"  a fait 6 blessés, 4 manifestants et 2 policiers. 21 personnes ont été interpellées.
La précédente manifestation du lundi 27 octobre avait également mené à des dégradations dans le centre-ville de Nantes.

La manifestation en hommage à Rémi Fraisse, prévue aujourd'hui à Rennes, a été interdite. Cet après-midi, les CRS étaient nombreux à bloquer les abords de la place des Lices, lieu où un rassemblement a cependant eu lieu.





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