Grandes marées. En Vendée, le niveau de l'eau est monté très haut sans dégâts majeurs

Les coefficients des grandes marées sont encore élevés ce mardi. Ils restent au-dessus de 110 jusqu'à mercredi. En Vendée, le niveau de l'eau est monté très haut à certains endroits. Quelques débordements et submersion, un trait de côte encore fragilisé, mais pas de drame.

Le littoral a été fragilisé quelque peu en Vendée, mais aucun dégât majeur n'a été recensé pour l'heure.

Sur l'île de Noirmoutier, la forte marée de coefficient 117 n'aura pas eu de lourdes conséquences ce mardi matin.

Fort heureusement pour les habitants, aucune dépression ne s'est associée à cette grande marée sur la côte Atlantique. Il n'y a pas eu de vent, donc pas de surcote, et pas de débordements.

Un scénario très différent des autres situations, comme à l'automne dernier. La tempête Céline avait provoqué des dégâts sur l'île. 

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Recul dunaire

Tôt ce mardi matin, avant le lever du jour, Fabien Gaborit, président de la communauté de communes de l'île de Noirmoutier, fait le tour des plages à risques. Le cas de la plage dite de Mardi Gras au niveau du hameau du Vieil (Grand-Vieil), bordée par quelques maisons.

"Ici, pendant la tempête Céline, on a eu un fort recul dunaire de 6-7 mètres. On avait retroussé du sable en bas de plage, on l'avait remonté à cet endroit pour donner à manger ce sable à l'océan. Effectivement, la mer vient lécher le sable à cet endroit".

"On avait mis trois mètres de sable. Déjà 2 mètres ont été mangés. Malgré tout, on voit l'efficacité du système parce que ça ne vient pas grignoter la dune derrière.

C'est important parce qu'à certains endroits, les premières habitations sont situées dix mètres derrière".

On va prévoir une stratégie globale sur les endroits à risques et mettre des petits enrochements pour fixer le trait de côte pour qu'il n'y ait plus de recul dunaire.

Fabien Gaborit

Président de la communauté de communes de l'île de Noirmoutier

Entre doutes et sérénité

Fabien Gaborit se dit serein cette fois-ci. Mais il reste réaliste. Même avec une stratégie globale et de l'enrochement, difficile de maîtriser le recule dunaire et l'érosion. "Il faut faire des expérimentations un petit peu partout", précise l'élu. 

Sur un certain périmètre, la communauté de communes a créé une ASA ou association syndicale autorisée, un établissement public administratif créé et contrôlé par l'État. Elle regroupe l'ensemble des propriétaires du secteur concerné, et est régie par une convention.

Son objectif : régir la construction, l'entretien ou la gestion d'ouvrages, et des actions d'intérêt lorsqu'il s'agit notamment de prévention des risques naturels ou sanitaires, entre autres.

Les pieds dans l'eau

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ce mardi matin, le remblai s'est retrouvé les pieds dans l’eau
et dans le sable.

Depuis les forts coefficients de ce week-end, la mer est passée au-dessus du remblai, inondant certains commerces, pourtant préparés et habitués. 

Aux Sables d'Olonne, lundi, au pied du remblai, le nouveau dispositif de mur incurvé, installé par la mairie pour renforcer la jetée et prévenir les vagues submersions en cas de fort coefficient de marée, a été testé en conditions réelles, avec satisfaction.

Plus au sud, à la Tranche-sur-Mer, où la dune a parfois reculé de 4 à 5 mètres lors des dernières tempêtes, les riverains exposés qui habitent à proximité de la dune s'inquiètent de la montée des eaux.

Mais lundi, pour Georges de Rosenbo, riverain, les conditions météos étaient rassurantes : "Tant qu'il n'y a pas de vent, il n'y a pas de mer. Ça devrait, je pense, bien se passer. Et les travaux d'enrochement qui ont été faits en urgence permettent de stabiliser le pied de dune. On devrait être tranquille mardi aussi".

La vigilance de mise

À Noirmoutier, des modélisations sont régulièrement effectuées toute l'année, et des big bags de sable installés pour renforcer les digues.

Sur l'île de Noirmoutier, 1 000 maisons sont en zone rouge, et 300 à 400 maisons situées sur le front de mer sont très exposées aux éventuels débordements de l'océan.

La vigilance reste de mise pour les semaines et les mois à venir partout sur le littoral de Loire-Atlantique et Vendée.

Les grandes marées se poursuivent avec des coefficients atteignant encore 116 mardi et 111 mercredi, avant de redescendre jeudi, sous les 100.

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