Biot : des travaux de sécurisation pour empêcher de nouvelles inondations

Un chantier est en cours jusqu'à la fin du mois de septembre sur le vallon des Clausonnes à Biot (Alpes-Maritimes). Coût des travaux : 700.000 euros. Objectif : ne pas revivre les inondations meurtrières de 2015, lorsque la Brague était sortie de son lit. 

Les eaux pluviales devraient arriver dans La Brague en étant canalisées sous la route.
Les eaux pluviales devraient arriver dans La Brague en étant canalisées sous la route. © Benoit Loth - FTV
Comment empêcher de nouvelles inondations meurtrières à Biot ? C’est le but des travaux d’entretien qui ont lieu sur la commune : ils visent à sécuriser un bassin versant. Cette petite commune des Alpes-Maritimes de près de 10.000 habitants est située à quelques kilomètres au nord-est d’Antibes. En octobre 2015, trois personnes avaient trouvé la mort dans une maison de retraite. Cinq ans plus tard, c'est l'heure des grands travaux. Le vallon des Clausonnes à Biot (cf. carte) est un bassin versant de plusieurs hectares. Un peu plus haut, se situe un plateau avec deux lotissements. Le chantier est en cours, il faut reconnecter ce vallon et ses eaux pluviales à La Brague. Car, lors de fortes pluies, l'eau ne retrouvait plus le cours d'eau mais ruisselait sur la route, faisait déborder les fossés et inondait les maisons alentour.  
Coût des travaux : 700 000 euros, financés à moitié par l’état et à moitié par la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis (CASA).
Coût des travaux : 700 000 euros, financés à moitié par l’état et à moitié par la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis (CASA). © Benoit Loth - FTV

 

"Plots de dissipation d'énergie"


Actuellement, les ouvriers creusent sous la route, installent d'immenses cylindres en béton qui permettront de recanaliser l'eau. Elle s'écoulera ensuite par cette immense bouche d'écoulement. Son parcours sera même freiné à l'intérieur par des obstacles en forme de pupitres (cf.photo), "des plots de dissipation d'énergie", avant de se déverser directement dans la Brague. Car même si tout est sec, il ne faut pas se fier aux apparences !
 

C'est l'ouvrage de sortie de raccord sur La Brague. On a mis ces plots pour casser l'énergie et la vitesse de l’eau avant son entrée dans La Brague.

Wladimir Martinez, maître d'oeuvre TPF ingénierie

Les eaux pluviales arriveront par cette évacuation souterraine jusque dans la Brague. Sa vitesse sera freinée par ces obstacles en forme de pupitre fixés au sol.
Les eaux pluviales arriveront par cette évacuation souterraine jusque dans la Brague. Sa vitesse sera freinée par ces obstacles en forme de pupitre fixés au sol. © Benoit Loth - FTV
Ces travaux importants sont menés dans le cadre du PAPI, le Programme d’Action et de Prévention des Inondations mis en place après les événements tragiques 2015. Coût des travaux : 700 000 euros, financés à moitié par l’état et à moitié par la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis (CASA). Les eaux pluviales devraient donc arriver dans La Brague, en étant canalisées sous la route. Et donc, ne plus provoquer d’inondations.

Débroussaillement des vallons

Autre élément dans cette campagne de prévention des risques d’inondations : le débroussaillement des vallons de la commune de Biot. Il faut évacuer tous les embâcles, c’est-à-dire tout ce qui peut empêcher l’écoulement des eaux et accentuer les risques de crues en cas de fortes pluies. De plus, un lotissement en cours de construction va être détruit pour permettre à l’un des bras de la Brague de reprendre son cours naturel.

Autre élément dans cette campagne de prévention des risques d’inondations : le débroussaillement des vallons de la commune de Biot.
Autre élément dans cette campagne de prévention des risques d’inondations : le débroussaillement des vallons de la commune de Biot. © Benoit Loth - FTV

 

Pluies diluviennes

Ces travaux de sécurisation ont commencé en juin, ils devraient être achevés fin septembre, avant les traditionnelles pluies diluviennes de l’automne. Des pluies qui peuvent être particulièrement meurtrières. 
 
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