Témoignage. "Se rendre utile" : à 18 ans, il partage son temps entre le bénévolat pour la Protection Civile et ses études de droit

Publié le Mis à jour le Écrit par Véronique Lupo

Journée mondiale consacrée à la Protection Civile, ce 1er mars, est l'occasion d'une journée portes ouvertes au siège départemental de Cagnes–sur-Mer. Parmi les bénévoles, Alexandre Krasensky, 18 ans, partage son temps entre le bénévolat et sa licence de droit à l'université de Nice.

Si vous vous rendez à la journée portes ouvertes de la Protection Civile, attendez-vous à faire des rencontres qui pourraient rester gravées dans votre mémoire. Car ces hommes et ces femmes ont choisi de consacrer une grande partie de leur vie au soutien au secours et à l’accompagnement de leurs semblables. De quoi peut-être faire naître des vocations…

Dans les Alpes-Maritimes, il existe 250 bénévoles. Voilà deux ans qu’Alexandre Krasensky partage son temps entre le bénévolat et ses études de droit.

15 heures de bénévolat et 25 heures de cours par semaine

 À seulement 18 ans, Alexandre Krasensky est un exemple à suivre. Comédien, il prend une décision de taille il y a deux ans, celle de s’investir dans l’humanitaire auprès de Protection Civile. Très rapidement, il s’intègre parfaitement dans l’urgence de cette vocation. Parmi les nombreuses activités auxquelles il participe, il se rend en Haute-Savoie qui avait été durement touchée par les intempéries en 2023.

Ma motivation, c’est avant tout d’aider mon prochain, car c’est ce qui compte le plus finalement.

Alexandre Krasensky, bénévole de la Protection Civile et étudiant en droit

Malgré les nombreuses difficultés de cette activité bénévole, ce jeune homme ne plie jamais sous le poids des responsabilités qui lui incombent depuis deux ans.

Venir en aide aux autres est sa motivation principale, même s'il n'oublie pas pour autant ses études.

Un engagement valorisé par l’université

Quand Alexandre Krasensky a signé son engagement auprès de la Protection Civile, il n’en connaissait pas certains avantages. En tant qu’étudiant, son implication dans une mission au service de la Société Civile, lui vaut un bonus. Son implication est donc ainsi reconnue par son université et par ses professeurs.

Si j’ai obtenu une mention pour mon premier trimestre, c’est parce que mon engagement auprès de la Protection Civile a valorisé mon année d’étude. Je ne le savais pas quand je me suis engagé mais finalement c’est encore une autre motivation. C'est donnant-donnant.

Alexandre Krasensky, bénévole de la Protection Civile et étudiant en droit

Une corde de plus à son arc qui enrichit son bagage professionnel.

Pour cet étudiant, tout cela n'est que bénéfique. Apporter son aide à ses semblables et se forger une réputation solide.

Quel avenir pour les bénévoles ?

Après deux ans passés en tant que bénévole pour la Protection Civile, Alexandre est aujourd’hui capable de gérer les urgences vitales comme les arrêts cardio-vasculaires, les malaises ou la gestion de postes de secours. Il pourrait donc s’orienter vers une voie médicale. Sauf que ce n’est pas dans cette branche que le jeune bénévole voit son avenir.

J’ai passé deux ans à jongler entre missions de service public et études, il va bientôt falloir que je me décide. Je pourrais être comédien ou journaliste, cela n’a rien à voir avec ce que l’on fait d’habitude à la Protection Civile, mais je suis ouvert à toutes sortes de pistes pour le futur.

Alexandre Krasensky, bénévole à la Protection Civile et étudiant en droit

La Protection Civile est une association agréée reconnue d'utilité publique dont les 3 missions principales sont : aider, secourir et former. Dans les Alpes-Maritimes, tous les bénévoles sont répartis au sein de 10 antennes locales, entre Mandelieu-la-Napoule et Menton. Toutes et tous s'engagent au quotidien au service de la population.

"On a besoin de bras"

Dans les Alpes-Maritimes, la Protection Civile dispose de 250 bénévoles. Un chiffre qu’il faudrait largement revoir à la hausse. Car ces dernières années, entre le crash de l’A320 Germanwings en 2015, les inondations de cette même année, ou encore la tempête Alex, ces bénévoles sont constamment sollicités pour des missions de grande ampleur.

À venir également les Jeux Olympiques 2024. Dans tous ces cas de figure, c’est à la Protection Civile que l’on fait appel. Ce 1er mars est l'occasion d'inviter le public à découvrir ces missions.

Dans son interview donnée dans le journal télévisé de France 3 Côte d’Azur, Jérémy Crunchant, le directeur départemental de la Protection Civile dans les Alpes-Maritimes et porte-parole au niveau national, rappelle l'importance d'une telle organisation.

durée de la vidéo : 00h06mn50s
L'invité d'ICI 19/20 a reçu ce ldundi 26 février Jérémy Crunchant, le directeur départemental de la Protection Civile et porte-parole au niveau national. ©France 3 Côte d'Azur
 

Pour devenir bénévole de la Protection Civile, il faut être âgé d'au moins 16 ans, être courageux mais pas téméraires, et surtout être motivé.

Qu’avez-vous pensé de ce témoignage ?
Cela pourrait vous intéresser :