Canua Island "C'est un projet qui est à la pointe de l'écologie" affirme Sébastien Leroy, maire de Mandelieu

Sébastien Leroy s'est exprimé ce jeudi 1er juin sur le projet de plage flottante prévu sur le littoral de sa commune, Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes.

Chaque jour ou presque, une nouvelle communication. La plage flottante Canua Island n'en finit pas de faire des vagues.

Ce mercredi, les dirigeants de la société Smart Island Riviera, conceptrice de la plage flottante Canua Island, ont donné conférence de presse à La-Seyne-sur-Mer, dans le Var. Ils ont annoncé à cette occasion que la commission de sécurité a donné son premier feu vert, celui de l'"armement administratif".

Plus de 1700 m2 prêts à accueillir 350 clients venus en bateau sur cette plage d'un nouveau genre.

Ce jeudi, c'est au tour de la mairie de Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes restée silencieuse depuis le début de l'annonce de la création de cette plage, de s'exprimer devant les journalistes. 

"C'est un projet qui est à la pointe de l'écologie"

La mairie de Mandelieu indique lors de cette conférence de presse qu'elle a attendu la première autorisation administrative avant de s'exprimer. 

Interrogé par Véronique Varin et Eric Jacquet, journalistes de France 3 Côte d'Azur, sur les raisons de son soutien à ce projet controversé, Sébastien Leroy répond : 

"C'est un projet qui est à la pointe de l'écologie, qui est très écoresponsable : sur l'utilisation des ressources, sur la consommation d'eau, sur l'émission de CO², sur le respect de la faune et de la flore". 

Sébastien Leroy, maire LR de Mandelieu.

Les écologistes et des maires opposés au projet

Ça n'est pas l'avis de plusieurs associations écologiques ainsi que des maires de Cannes et de Théoule-sur-Mer, dont le littoral est voisin de celui de Mandelieu, sont opposés au projet.

De son côté, le ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires précise : "les analyses menées indiquent que le projet ne semble pas compatible avec l'amarrage aux coffres existants et que le mouillage forain n'est pas adapté à son mode de fonctionnement et à son dimensionnement, notamment du point de vue de la protection des herbiers de posidonies". 

En déplacement dans le Var ce jeudi, Hervé Berville, l'actuel secrétaire d'État chargé de la Mer, s'est dit opposé à Canua Island.

"C’est le type de projet qui est ni fait ni à refaire. Je partage les doutes qui ont été exprimés vis-à-vis de ce projet"

Hervé Berville, secrétaire d'État chargé de la Mer

Il ajoute que la loi sur les énergies renouvelables restreint désormais l'utilisation des structures flottantes aux considérations de service public. 

Cette loi a été promulguée il y a quelques mois, bien après la naissance du projet Canua Island, en 2017, et n'est pas rétroactive.

Si Canua Island est autorisée à ouvrir, il n'y aura pas d'autre île flottante de ce type en France.

Deux conditions fixées par la maire

Le maire de Mandelieu pose deux conditions à l'installation de cette barge : 

  • Que les riverains soient préservés des nuisances.
  • Que le navire ne se déplace pas devant une autre ville azuréenne sans l’accord préalable du maire concerné. 

Il met en avant la centaine d'emplois directs promis par la société gestionnaire de la plage Canua Island et s'étonne de la position de Renaud Muselier, président de la région Provence-alpes-Côte d'Azur, également opposé à ce projet.

La prochaine étape pour la validation du projet est l'obtention d'un titre de navigation. Son obtention permettra d'embarquer à bord le personnel nécessaire. Il faudra aussi obtenir l'autorisation de mouillage. Le dossier est actuellement sur le bureau des Affaires Maritimes.

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