Ce 7 novembre, à 9h30, la dernière catégorie à quai a pris le large au coup de canon. Retardés et bloqués au port suite aux différentes tempêtes qui se sont abattues sur le littoral Atlantique, ces derniers navires comptent parmi eux le bateau monégasque barré par Boris Herrmann. L'occasion de faire le point sur les skippeurs azuréens engagés dans la course.

Tous n'ont pas pu prendre la mer avec les Ultim le dimanche 29 octobre. Un départ momentané pour les Ocean Fifty et les Class40 avant de devoir s'abriter à Lorient, dans le Morbihan.

Plus d'une semaine après, ce sont désormais les Imoca qui ont rejoint l'armada ce mardi 7 novembre, à 9h30, au large du Havre, et après le départ Ocean Fifty et les Class40, ce lundi 6 novembre. Patience, a semble-t-il été mer de sûreté.

En Imoca, un bateau monégasque et un skipper varois

Les imposants monocoques de 60 pieds, soit 18,288 mètres, sont spécialement dévolus aux courses au grand large. Ils sont équipés de foils incurvés à bâbord et à tribord. Deux représentants de la Côte d'Azur prennent part à cette catégorie.

Ce mardi, un bateau azuréen, prince des mers monégasque, barré par Boris Herrmann parmi les 40 concurrents similaires, a mis les voiles dans des conditions météorologiques cette fois optimales. Beau temps, du vent, 11 degrés de température extérieure, et des vagues de 1,5 mètre. Cap sur la Martinique.

Juste avant le départ, Boris Herrmann a publié un dernier tweet avec son coéquipier William Harris avant d'embarquer à bord de Malizia - Seaexplorer. L'équipage a dû se lever à 4 heures du matin pour préparer le départ, avec un départ du quai à 7h30.

Yoann Richomme et Yann Eliès courent dans la même catégorie. Richomme est né à Fréjus, il est architecte naval de formation et a déjà remporté plusieurs victoires à son palmarès en Class40.  Yoann Richomme est double vainqueur de la Solitaire du Figaro et double vainqueur de la Route du Rhum en catégorie Class40

Un recordman sur bateau monégasque

Pour Boris Hermmann et son Malizia - Seaexplorer, on est bien loin du frêle esquif. En mai dernier, le bateau monégasque a pulvérisé un record de vitesse, à la faveur du vent et de ses foils qui lui permettent de survoler la mer.

La Team Malizia a établi une vitesse de plus de 26 noeuds sur 24 heures, lors de l'étape 5 de l'Ocean Race. Un record du monde pour un multicoque pour un bateau qui a filé à 50 kilomètres sur l'eau.

Il faut dire que le skipper allemand connait parfaitement son bateau et sa catégorie. Il a été non pas prince, mais roi de celle-ci, champion du monde en IMOCA Ocean Masters. Il est un sérieux postulant à la victoire d'ici à une dizaine de jours à Fort-de-France, pour cette 16e Transat Jacques Vabre.

Où sont les Azuréens en lice ?

Parmi les skippers, on retrouve des Azuréens : Sébastien Josse et Yoann Richomme. Le premier est d'origine niçoise, le second est né à Fréjus.

En ligne, sur le site officiel de la route du café, chaque équipage est visible en temps réel sur une carte interactive.

En classe Ultim, l'équipage d'Armel Le Cléac'h et Sébastien Josse tiennent la première place ce mardi. Il se trouve entre Recife au Brésil et l'île de l'Ascension. Une possession britannique perdue à mi-distance entre la pointe sud-américaine et les côtes de l'Angola. Un caillou de 88 km², point de passage obligé, que les skippers n'ont pas le temps de visiter mais qu'ils doivent contourner dans l'Atlantique sud avant de mettre le cap à l'ouest, tout droit vers les Antilles. 

Deux salles, deux ambiances. Les Imoca partis ce mardi matin connaissent eux un autre itinéraire, plus direct, et davantage septentrional. 

Azuréen de coeur, Goulven Marie est aussi de la partie en Class40. Il a été moniteur de voile à Cagnes-sur-Mer pendant des années. Parti avec à son bord Nicolas Battesti en coéquipier, l'équipage du Qwanza navigue ce mardi matin au large de l'Aquitaine et occupe la 35e place au classement.