Présidentielle 2022 : le maire de Nice, Christian Estrosi annonce son soutien à Emmanuel Macron

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Écrit par Laurent Meney et Anne Le Hars
Le 14 September 2021, à Nice. Emmanuel Macron lors du forum de l'économie de la mer
Le 14 September 2021, à Nice. Emmanuel Macron lors du forum de l'économie de la mer © Daniel Cole / POOL/EPA/Newscom/MaxPPP

Le maire de Nice, Christian Estrosi, ex-Les Républicains, a officiellement apporté son soutien à Emmanuel Macron ce mercredi 6 octobre. Reste à savoir si le Président de la République est bien candidat ! Pour l'heure, il ne s'est pas déclaré.

Invité ce mercredi 6 octobre de la matinale de BFM RMC, le maire de Nice a annoncé vouloir suivre Emmanuel Macron dans la campagne des présidentielles de 2022. 

"Si Emmanuel Macron est candidat à la présidence de la République, je le soutiendrai sans la moindre ambiguïté. Je voterai pour lui et je ferai tout pour convaincre autour de moi notamment dans le cadre de ce qui incarne une politique de défense des territoires, d’une nouvelle vision de la décentralisation, la candidature de Emmanuel Macron et pour moi, c’est un problème d’honnêteté intellectuelle.

Christian Estrosi

Le maire a annoncé son soutien à Emmanuel Macron sur BFM :

 "La majorité présidentielle de demain ne peut pas être celle d'aujourd'hui"

"Je suis gaulliste, je suis issu d'une famille, je suis issu d'une filiation de la droite et du centre voulue par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy  et aujourd'hui c'est celui (Emmanuel Macron N.D.L.R.) qui incarne le mieux cette filiation ne serait-ce que dans les réformes qui ont été faites" , a estimé M. Estrosi, précisant que le soutien qu'il apportera au président de la République, "s'il est candidat, ne sera pas inconditionnel".

A la question, est-ce qu'une nouvelle majorité présidentielle est en cours de formation : 

"La majorité présidentielle de demain, ne peut pas être celle d'aujourd'hui. Macron a mené à bien avec une majorité un peu hétéroclite, des réformes qu'il n'a pas réussi à aller jusqu’au bout. Je pense notamment à celle de la décentralisation. (...) Les choses sont très claires, qu’il y ait un parti démocrate, avec François Bayrou pour lequel j’ai de la sympathie avec lequel nous échangeons beaucoup, qu’il y ait le parti En Marche de l’autre côté et qu’il décide de faire la partie démocrate c’est une chose,  mais ça ne peut pas la future majorité présidentielle."

Les réactions ne se sont pas fait attendre. A commencer par Eric Ciotti qui dans un message peu amène dit de Christian Estrosi qu'il a tombé le masque. Et le député des Alpes-Maritimes, candidat à la primaire de la droite d'ajouter : "Son engagement a enfin le mérite de la clarté, j’imagine la déception de tous ceux qui l’accompagnent depuis toujours et se sentent aujourd’hui cocus".

Du côté des soutiens le 30 août dernier, sur les réseaux sociaux, le maire de Toulon, Hubert Falco, ex-Les Républicains apportait le sien à Emmanuel Macron.

Il avait légitimé son soutien par ses mots : "la France a besoin d'avoir à sa tête un homme de courage. Je fais le choix personnel d'apporter mon soutien à Emmanuel Macron parce qu'il fait ce qu'il dit et parce que la France a besoin d'avoir à sa tête un homme de courage, de réalisme et d'action".

Reste à savoir si le Président de la République est bien candidat ! Pour l'heure, il ne s'est pas déclaré.

En mai dernier, le maire de Nice quittait officiellement le parti des Républicains. Il disait alors que c'était "une décision pénible pour le gaulliste que je suis".

"Soulagé" d'avoir "pris (sa) liberté

La semaine dernière, à Nice, devant les membres de son mouvement La France Audacieuse, l'ancien ministre des gouvernements de droite de Villepin et Fillon s'était dit "soulagé" d'avoir "pris (sa) liberté" et avait largement critiqué le processus de désignation du futur candidat des Républicains à l'élection présidentielle.

"Comment ont-ils pu passer par pertes et profits cette grande Histoire que nous avons incarnée? Comment ont-ils pu décider à 23.000 la manière dont la droite pourrait
être représentée?",
s'était-il interrogé, ajoutant que "ce n'est même pas un dépôt de bilan ou une faillite, non c'est une liquidation".
 

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