Guerre entre Israël et le Hamas : polémique autour de la venue de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Marseille

Salah Hamouri participe ce jeudi à une conférence organisée à Marseille avec des élus de la France Insoumise.

Après Mariam Abu Daqqa, une nouvelle visite créé la controverse dans les Bouches-du-Rhône. L'avocat franco-palestinien de 38 ans Salah Hamouri, expulsé d'Israël en décembre dernier après avoir été plusieurs mois détenu dans des prisons israéliennes sans accusation formelle, participe ce jeudi 23 novembre à un meeting pour la paix et la justice en Palestine, aux côtés des élus marseillais LFI, Manuel Bompard et Sébastien Delogu, et d'Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France.  Sa présence, qui avait déjà fait réagir la communauté juive de Marseille lors d'un précédent meeting en juin, suscite l'indignation dans les rangs du Rassemblement national. 

Employé d’une ONG de défense des prisonniers palestiniens, l'avocat multiplie les conférences à travers la France, suscitant de vives réactions au sein de la communauté juive. 

Sa venue déjà contestée en juin par la communauté juive

Salah Hamouri avait été incarcéré en Israël entre 2005 et 2011 pour complicité avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), classé terroriste par Israël, et pour participation à la tentative d’assassinat d'un rabin, Ovadia Yossef, fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass. Après avoir nié les faits, il a plaidé coupable, non pour avouer, mais pour avoir une peine moins longue qu'il a purgée. Il a été libéré en 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, selon Le Monde.

"Cet homme est un terroriste, affilié au FPLP, dont la branche armée a multiplié attentats et détournements d’avions depuis les années 60, a réagi auprès de La Provence, Fabienne Bendayan, la présidente du Crif Marseille-Provence en juin, alors que l'avocat devait déjà tenir une conférence à Marseille. Elle avait alors écrit au maire et au préfet pour faire interdire le meeting.

Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, Gérarld Darmanin, les députés RN Franck Alisio et Gisèle Lelouis ont exprimé leur "inquiétude" et leur "indignation", concernant la réunion de ce jeudi, demandant l'interdiction de l'événément.

En début d'année, le maire écologiste de Lyon avait invité l'avocat à une table-ronde avant d'annuler la rencontre face aux "tensions très fortes" soulevées par l'événement.  Le 16 mai mai, la conférence-débat  "Liberté pour la Palestine" organiséé à la Bourse du Travail de Toulouse avnimée par Salah Hamouri s'est terminée dans la violence. Deux élus ont été évacués et un homme a tenté d'agresser l'avocat.