"Il me manque 262 euros sur mon salaire", poursuite du mouvement de grève de la propreté à la Gare Saint-Charles

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Depuis ce mercredi 19 juin, le spectre d'un conflit de plusieurs semaines ressurgit au sujet du ramassage des ordures. Comme à l'été 2023, les salariés sont en grève pour réclamer la totalité de leur salaire.

Des détritus qui s'amoncellent dans le hall de la gare Saint-Charles et sur les quais du métro à Marseille, scène de déjà-vu, et pour cause l'été dernier déjà les salariés de la société Lazer étaient aussi en grève pour les mêmes raisons, des sommes manquantes sur leur bulletin de salaire.

Primes et salaires en question

Un an après une grève de plusieurs semaines dans les stations de métro et à la gare Saint-Charles, les salariés de Laser Propreté, société prestataire de la RTM et de la SNCF, ont cessé le ramassage des poubelles et le nettoyage des quais. 

Selon l'intersyndicale, 200 personnes sont employées sur les sites de la gare SNCF et les stations de la RTM. L'été dernier, la grève des salariés avait duré plusieurs semaines.

Les agents de nettoyage demandent le paiement de salaires et de primes non versés.

"Aujourd'hui, il me manque 262 euros sur mon salaire, inexplicables, pratiquement depuis un mois, de janvier jusqu'à aujourd'hui", précise Hadj Belhadj, salarié gréviste.

Dans un communiqué, la direction de Laser Propreté invoque des problèmes de logiciel et assure qu'elle va régulariser la situation. Mais depuis la révocation du directeur général en mai dernier, les salariés n'ont plus confiance. Ils dénoncent une gestion opaque.

"Aujourd'hui, on n'est plus dans des suppositions, ou dans l'intime conviction. On est sur un constat par rapport aux éléments qu'on a notre possession. On a des détournements de fonds, on a des surfacturations, on a de l'argent qui a servi à acheter des bicyclettes", détaille Kamel Djeffel
porte-parole de l'intersyndicale de Laser Propreté.

Une menace pour les JO ?

L'intersyndicale dit vouloir également vouloir des garanties que cela ne se reproduira pas et exige la satisfaction de toutes les revendications concernant le matériel et les moyens humains. "On ne pourra pas reprendre si l'ensemble des points n'est pas accepté", affirme Kamel Djeffel.

Recruter en janvier comme mandataire social pour redresser le hasard propreté, Jonathan Contesse ne sera resté que quatre mois.

Dans une lettre ouverte adressée aux salariés, aux donneurs d'ordres, l'ex-directeur général parle d'infractions graves qu'il ne peut cautionner.

"Sur des éléments de comptage, sur des choses pénalement répréhensibles. Je ne vais pas m'étaler là-dessus parce que je ne souhaite pas. Je regarde quand même le secret professionnel. J'ai dit assez de choses dans ma lettre ouverte. Et si des personnes veulent aller plus loin, qu'ils le fassent", précise Jonathan Contesse, ex-directeur général de Laser Propreté.

Contactées, la SNCF et la RTM, n'ont pas souhaité s'exprimer. À cinq semaines des Jeux olympiques, ce nouveau conflit de la propreté nuit à leur image. Les grévistes, eux, n'hésiteront pas à durcir le mouvement si leurs salaires ne sont pas régularisés.

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