Quatre choses à savoir sur Frédérique Camilleri, la nouvelle préfète de police des Bouches-du-Rhône

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Emmanuel Barbe a été limogé. Une décision actée en conseil des ministres mercredi. Il est remplacé par Frédérique Camilleri, administratrice civile hors classe détachée en qualité de sous-préfète hors classe, selon le compte-rendu du conseil des ministres.
Un changement de style. Frédérique Camilleri a été nommée, mercredi 25 novembre, préfète de police des Bouches-du-Rhône à la place d'Emmanuel Barbe, limogé en conseil des ministres neuf mois seulement après son arrivée.

Une nouvelle étape dans la carrière de cette énarque qui a "une forte dimension de sécurité et de gestion de crise", assure son entourage. France 3 vous livre quatre choses à savoir sur Frédérique Camilleri.

• 1. Elle est née à Beyrouth en pleine guerre civile

Née à Beyrouth au Liban, en pleine guerre civile, le 29 juin 1984, Frédérique Camilleri est polyglotte. De par son histoire personnelle et par sa carrière, tout la ramène vers la méditerranée. 

• 2. Elle a changé souvent de postes

A la sortie de l’ENA, en avril 2010, promotion "Emile Zola", Frédérique Camilleri est nommée sous-préfète et directrice de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales. Depuis ce premier poste, elle en a changé neuf fois en dix ans avant d'arriver à Marseille.

Frédérique Camilleri a déjà exercé dans la région Provence-Alpes, en tant que Secrétaire générale de la zone de défense et de sécurité Sud à la Préfecture des Bouches-du-Rhône de juin 2018 à avril 2019. 

Elle était précédemment sous-préfète et directrice adjointe de cabinet auprès du préfet de police de Paris, depuis avril 2019 . "En général, on reste environ deux ans sur un poste en début de carrière, précisait-elle en 2017 à emploipublic.fr. "Chaque fois que j'ai bougé. Cela correspondait à un souhait, à des projets personnels."

Frédérique Camilleri a également exercé la fonction de Chef du cabinet civil de la ministre des armées, Florence Parly de mai 2017 à juin 2018. Elle est aussi passée par plusieurs postes au ministère de l'Intérieur entre 2012 et 2017.

Des missions entrecoupées par un poste de sous-préfète en Bretagne, d'avril 2014 à mars 2016 au cabinet du préfet de la région Patrick Strzoda, actuel directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

Une collaboration avec ce proche collaborateur du président de la République, un temps impliqué dans l'affaire Benalla, qui n'est pas une première. Elle a également occupé le poste de sous-préfète et directrice de cabinet du préfet de Corse de juin 2011 à juillet 2012, toujours avec Patrick Strzoda.

• 3. Elle est considérée comme "un des espoirs de l'Intérieur"

Brillante et rigoureuse, sa carrière progresse rapidement. "Dans un milieu réputé masculin, Frédérique Camilleri a réussi a imposé son style malgré son jeune âge", indique un de ses anciens collaborateurs à France 3. "Elle est considérée comme un des espoirs du ministère de l'Intérieur. Elle s'est illustrée en exerçant des postes sur le terrain, avec une forte dimension de sécurité et de gestion de crise", précise-t-on dans son entourage. Au cours de son parcours sur ces dix dernières années, elle a travaillé à plusieurs reprises ave Patrick Strzoda et Didier Lallement, actuel préfet de police de Paris, très critiqué pour sa géstion du maintien de l'ordre dans la capitale.
 

• 4. Elle ne jure que par son travail

La nouvelle préfète des Bouches-du-Rhône s'est aussi distinguée dans ses précédents postes par un gros investissement quotidien. "Elle ne jure que par son travail", glissent ses proches.

Un investissement qui s'est retrouvé dans chaque poste qu'elle a occupé. "Je crois en une administration moderne, pragmatique et performante, et au courage dans le leadership public", explique-t-elle dans sa biographie Linkedin.

De sources policières à Marseille, sa nomination est très bien vue. "Sa connaissance du terrain et des enjeux sur la sécurité sont un atout", souligne-t-on.
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