"Que ma fille ne soit pas morte pour rien" : à l'hommage aux victimes du terrorisme, l'émotion du père de Mauranne

Ce lundi 11 mars marque la journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme. À Marseille, une cérémonie s'est tenue sur le parvis de la gare Saint-Charles, où Mauranne et Laura étaient tuées à l'arme blanche par un terroriste, le 1er octobre 2017.

"C'est important d'être sur cette place précisément où ma fille à dix mètres de là, était encore vivante il y a sept ans, et ma nièce également". Ému, Dominique Harel, père de Mauranne, tient à assister chaque année à la cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme.

Le 1er octobre 2017 Mauranne, 22 ans, et Laura, 20 ans, deux cousines originaires d'Eguilles, étaient tuées sur le parvis de la Gare Saint-Charles à Marseille, par un terroriste se réclamant de l'État islamique.  

Aujourd'hui, Dominique Harel attend une chose : "que [sa] fille ne soit pas morte pour rien". Il rappelle l'importance de "témoigner", "pour tous les enfants et tous les parents qui ont vécu ça et qui continuent à vivre ça."

Un devoir de mémoire

La mère de Mauranne, via un message audio enregistré, a tenu, elle aussi, à témoigner. Pour "dire à quel point la perte d'un enfant, c'est tout qui s'effondre. Tout ce que vous avez construit. Tout ce qui est important." Elle veut prendre la parole "pour que ça n'arrive plus jamais" et "tendre la main à ceux à qui c'est arrivé."

La sous-préfète chargée de mission auprès du préfet des Bouches-du-Rhône Virginie Avérous, a tenu à rappeler la "volonté, à travers l'Etat, de faire connaître ces dates, de rappeler que le devoir de mémoire c'est un devoir qui nous appartient à tous collectivement, c'est aussi un message de prévention, de sensibilisation."

Interrogée sur la plainte contre l'Etat déposée par les parents de Mauranne, elle déclare : "il y a ce droit, qui appartient à une famille, d'attaquer l'Etat et pour autant on travaille ensemble, on communique, on partage les mêmes valeurs et la même volonté qui est une volonté de paix. J'ai pu saluer [le père de Mauranne] et je le remercie de sa présence."

Lors de la cérémonie, les noms de la centaine de victimes du terrorisme ont été lus un par un, pour ne jamais oublier.