Le procureur de la République de Toulon fait le point sur des piqûres lors d'une soirée à Six-Fours-les-Plages

C'est une nouvelle affaire de piqûres lors d'une soirée dans le Var. Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon et des seringues et médicaments injectables retrouvés chez l'un deux. Un dossier ouvert suite à la plainte d'une jeune femme disant avoir été victime d'une piqûre en boîte de nuit. Le procureur à donné des précisions.

Le procureur de la République de Toulon Samuel Finielz nous a fait parvenir ce lundi 20 juin au soir, un message confirmant que deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon.

Il précise que des seringues et médicaments injectables ont été retrouvés chez l'un deux, suite à la plainte d'une jeune femme de 26 ans disant avoir été victime d'une piqûre en boîte de nuit  à Six-Fours-les-Plages. 

Elle avait dénoncé deux individus.

Il s'agit d'une nouvelle affaire. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 10 au 11 juin. La piqûre aurait été donnée au coude. 
Les deux hommes, de nationalité turque, "contestent tous les deux les faits", a ajouté le procureur.

Les bandes de vidéo-surveillance de la boite ont confirmé les dires de la victime. 

L'enquête avait été ouverte par le commissariat de Sanary-sur-Mer dans le Var. Des officiers de police judiciaire ont fait des surveillances dans l'établissement, jusqu'à repérer un des deux suspects, interpellé et placé en garde à vue samedi.

La jeune femme de Six-Fours avait subi des malaises immédiatement après les faits et dans la semaine qui a suivi. Elle est maintenant en bonne santé.

Le procureur de la République de Toulon Samuel Finielz

Message à la presse ce 20 juin.

Seringues, deux aiguilles et des ampoules injectables...

Chez le second suspect, interpellé dimanche grâce à ses échanges téléphoniques avec le premier, les enquêteurs ont trouvé quatre seringues, deux aiguilles et des ampoules injectables d'un médicament délivré uniquement sur ordonnance.

Des précisions données par le procureur qui n'a pas donné le nom du médicament.

Le suspect chez qui ces dispositifs médicaux ont été retrouvés a assuré qu'ils appartenaient à son épouse, infirmière. Cette dernière, qui travaille en établissement de santé, n'avait pas de raison de les détenir chez elle, selon le procureur.

Le parquet de Toulon a requis l'ouverture d'une information judiciaire pour violences ayant entrainé une interruption temporaire de travail (ITT) de moins de 8 jours avec circonstances aggravantes (utilisation d'une arme, réunion et préméditation) et administration de substances nuisibles ayant entrainé une ITT, des faits pour lesquels les auteurs présumés encourent 7 ans de prison.

Des affections médicales confirmées par un médecin légiste.

Ce qui laisse quand même à penser qu'il y a eu une administration de substances nuisibles. Cette qualification devra toutefois être confirmée par le résultat des examens toxicologiques.

a poursuivi le procureur.

En début de mois, c'est à Toulon qu'une première grande "affaire de piqûre" avait été mise au jour. Certaines victimes disaient elles aussi sentir encore les effets de ces injections plus de 6 jours près les faits.

Lors du concert de Jul à Marseille, des spectateurs avaient aussi dénoncé pareilles pratiques. 


  Avec AFP