Nouveau sinistre à bord du sous-marin nucléaire La Perle à Toulon : le risque radioactif écarté

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anne Le Hars .

Un nouveau sinistre s'est déclaré sur le sous-marin nucléaire La Perle, actuellement en travaux à la base navale de Toulon. Maîtrisé, tout risque radioactif a été écarté.

Et de deux !

Ravagé par un spectaculaire incendie en juin 2020 alors qu'il était en maintenance à Toulon, le sous-marin nucléaire La Perle est une nouvelle fois touché par les flammes.

Ce lundi 26 septembre à la mi-journée, une combustion "a priori de matériaux isolants" a été détectée "au niveau d'un local destiné au stockage de vivres" à l'avant du sous-marin.

Une quarantaine de marins-pompiers de la base navale, renforcés par 52 marins-pompiers 

de Marseille, se sont alors attaqués à des "points chauds, c'est-à-dire une combustion sans flammes", en utilisant de l'eau pour faire baisser la température. 

Plus tard dans la soirée, la préfecture maritime a précisé à l'AFP que "ces points chauds ont été éteints", précisant dans un communiqué que "par mesure de précaution, le sous-marin reste sous surveillance des équipes d'intervention".

"Il n'y a eu aucun risque radioactif, le sous-marin étant en arrêt froid", c'est-à-dire chargé en combustible nucléaire dans sa partie arrière, "mais le réacteur à l'arrêt", avait précisé plus tôt dans la soirée le porte-parole de la préfecture maritime Pierre-Louis Josselin indiquant que des prélèvements ont été effectués pour s'assurer de l'absence de risques. 

Si la préfecture maritime avait d'abord évoqué un "incendie" dans un communiqué, il a préféré parler de "combustion sans flammes". Les causes du sinistre n'ont pas été déterminées à ce stade, a-t-il ajouté.

Naval Group mène les travaux sur ce bâtiment militaire.

2020 puis 2022

La Perle avait en 2020 dû subir de lourdes réparations à Cherbourg. Sa mise à la casse avait même été évoquée.

Il avait ensuite regagné Toulon en octobre 2021 pour la finalisation des travaux intérieurs notamment.

"Ce sinistre n'était pas comparable à celui de 2020, qui était un feu industriel, avec des flammes importantes", selon le porte-parole de la préfecture maritime. C'est un éclairage, qui aurait en 2020 entraîné la combustion d'une feuille de plastique et ensuite ravagé le sous-marin nucléaire.

Il avait fallu 14 heures pour en venir à bout. 

Le SNA Perle a été mis en service en 1990 :

Le cycle opérationnel du sous-marin était prévu initialement au premier semestre 2023.

   

Avec AFP

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