Gers : la salariée de l'IME de Moussaron jugée mardi

L'IME de Moussaron avait porté plainte contre Céline Bouissé pour diffamation. / © MaxPPP
L'IME de Moussaron avait porté plainte contre Céline Bouissé pour diffamation. / © MaxPPP

Céline Boussié, l'ancienne salariée de l'IME de Moussaron (Gers), qui avait dénoncé en 2013 des actes graves de maltraitance sur des résidents dans cette institution sera jugée mardi 19 septembre, par le Tribunal de Grande Instance de Toulouse. 

Par Marie Martin

Son comité de soutien appelle à un rassemblement, mardi 19 septembre 2017 à 13 heures, devant le palais de justice de Toulouse.
Une manière d'accompagner Céline Bouissé, qu'ils considèrent comme une lanceuse d'alerte.

En 2013, Céline Bouissé, ancienne salariée de l'IME de Moussaron, à Condom, dans le Gers, avait dénoncé à l'ARS (agence régionale de santé) des actes graves de maltraitance envers des pensionnaires de cette maison d'enfants, polyhandicapés. Elle avait évoqué des pratiques d'un autre âge.

Suite à cette dénonciation, une enquête avait été diligentée dans l'établissement, placé par la suite sous l'autorité d'un administrateur provisoire, pour cause de "graves dysfonctionnements". 

Fin mars 2014, la ministre déléguée aux personnes handicapées avait même déposé une plainte. Des éléments en sa possession laissaient "entrevoir que les fonds qui étaient à l'origine destinés à la prise en charge des mineurs de cet IME pourraient ne pas avoir été intégralement utilisés à l'usage auxquels ils étaient destinés", avait dit le ministère.

Puis 9 des dix plaintes déposées pour maltraitance avaient été classées sans suite, pour absence de preuves de violences volontaires. 

Reste que l'établissement a porté plainte pour diffamation contre Céline Bouissé et c'est ce volet-là de l'affaire qui sera jugé mardi 19 septembre.

Le comité de soutien de l'ancienne salariée dénonce une "grave atteinte portée à la liberté d'expression". 

80 enfants, adolescents et jeunes adultes très lourdement handicapés, étaient accueillis à l'époque, à l'IME de Moussaron.
Céline Bouissé a récemment reçu le soutien de plusieurs lanceurs d'alerte, dont le médecin Irène Frachon, qui ont signé un communiqué commun dans lequel ils rappellent qu'informer n'est pas un délit.

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