Le toulousain Arié Bensemhoun est candidat à la présidence nationale du CRIF

Le président de la communauté juive de Toulouse, Arié Bensemhoun / © MaxPPP
Le président de la communauté juive de Toulouse, Arié Bensemhoun / © MaxPPP

Arié Bensemhoun, 50 ans, président de la communauté juive de Toulouse est l'un des trois candidats à la présidence du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui fédère 72 associations.

Par MP + AFP

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui fédère 72 associations, doit élire dimanche son nouveau président, les deux mandats successifs de trois ans de Richard Prasquier, son actuel président, touchant à leur fin.

Trois candidats se présentent à l'Assemblée générale du Crif, composée de 152 votants: Roger Cukierman, 76 ans, président du Crif de 2001 à 2007, François Guguenheim, 62 ans, délégué Poitou-Charentes du Crif, et Arié Bensemhoun, 50 ans, président de la communauté juive de Toulouse.

Antisémitisme et islam radical
Les trois candidats partagent une inquiétude commune: la lutte contre un antisémitisme qui, selon eux, est moins lié à l'extrême-droite qu'à la montée en puissance d'un islam radical, comme en témoignent notamment les meurtres perpétrés en mars 2012 par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban.

Antisémitisme et éducation
Si François Guguenheim et Arié Bensemhoun regrettent que les engagements du gouvernement en ce qui concerne la sécurité des écoles juives et des synagogues ne soient pas suffisamment suivis d'effets, Roger Cukierman estime que la lutte contre l'antisémitisme est avant tout affaire d'éducation, et ce dès l'école maternelle.
Arié Bensemhoun va plus loin. Dénonçant "la progression du +nazislamisme+ partout dans le monde", il préconise dans une interview à l'association Europe-Israël que "nous demandions une place en tant qu'acteurs dans le comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme".

Le CRIF et Israël
Les trois candidats ne souhaitent pas que le Crif, dont la vocation est de représenter toutes les institutions qui la composent et de s'occuper des Juifs de France, passe pour une seconde ambassade d'Israël en France, comme cela a pu parfois paraître.
"Le soutien à l'Etat d'Israël n'est pas un soutien au gouvernement israélien quel qu'il soit", selon Roger Cukierman.
Cependant, pour Arié Bensemhoun, "l'antisionisme est le faux nez de l'antisémitisme" et il faut lutter "contre la déligitimation et la criminalisation d'Israël, contre son boycott, parce que la haine d'Israël nourrit la haine des Juifs",  a-t-il dit à Europe-Israël.

Le Crif est né en 1944
Le Crif, né en 1944, regroupe la plupart des grandes associations juives de France, mais le Consistoire central s'en est retiré depuis novembre 2004. Les trois candidats souhaitent que le conseil s'ouvre davantage, en ramenant ceux qui s'en sont éloignés ou certains des 300 à 400.000 juifs de France qui ne s'estiment pas représentés par l'institution.
La France compte 530.000 à 550.000 personnes attachées au judaïsme, la 4e religion après le catholicisme, l'islam et le protestantisme.

Arié Bensemhoun avec Manuel Valls à Toulouse / © Eric Cabanis /AFP
Arié Bensemhoun avec Manuel Valls à Toulouse / © Eric Cabanis /AFP


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