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Marseille : quand des joggeurs croisent un astronaute dans les calanques...

Drôle de surprise ce mercredi pour les randonneurs et joggeurs dans les calanques de Marseille, où ils ont pu croiser un homme vêtu d'un scaphandre d'entraînement développé pour les astronautes. Ou la rencontre d'un 3e type... Insolite !

  • Par Anne Le Hars
  • Publié le 20/01/2016 | 18:31, mis à jour le 20/01/2016 | 18:50
Quand les joggeurs croisent un astronaute dans les calanques... © BORIS HORVAT / AFP

© BORIS HORVAT / AFP Quand les joggeurs croisent un astronaute dans les calanques...

Ce coin de nature, entre mer et montagnes, est l'un des coins préférés des randonneurs et joggueurs de Marseille, dont plus d'un ont été étonnés
mercredi matin d'y croiser Arnaud Prost, ingénieur de la Comex dans un scaphandre pas très éloigné de celui des astronautes ayant posé le pied sur la lune.
Ce lien de filiation ne doit rien au hasard: le Gandolfi 2 - c'est le nom du scaphandre - est un outil d'entraînement, dont le développement, réalisé par la Comex, spécialiste de l'ingénierie des milieux extrêmes doit permettre "de développer des techniques et des technologies pour des missions sur Lune ou sur Mars", avait expliqué Peter Weiss, responsable de la division espace de la Comex.

Après un premier test en piscine avec l'ensemble des équipements, notamment un robot, en septembre, l'essai de ce mercredi avait pour vocation de démontrer la possibilité de marcher sur la terre ferme avec ce scaphandre. Arnaud Prost, le testeur, a ainsi marché plusieurs kilomètres sur un terrain un peu accidenté avec le Gandolfi 2, qui pèse près d'une trentaine de kilos. 

Des tests aussi bien hors que dans l'eau

Bâti sur l'architecture d'un scaphandre russe, il permet ainsi --contrairement à un prototype précédent, trop lourd-- de procéder à des tests aussi bien hors que dans l'eau. Outre la simulation de conditions d'apesanteur ou de gravité réduite --comme sur la Lune--, il restreint également les mouvements, imitant en cela les contraintes inhérentes à un scaphandre pressurisé. 

Au printemps, les tests doivent se poursuivre, dans les mers et sur terres. L'équipe doit tester le scaphandre dans la rade de Marseille pour
simuler les conditions d'une mission sur la Lune et une autre à Rio Tinto, sur terre cette fois, en Andalousie, une zone désertique qui ressemble beaucoup à Mars.
- avec AFP -
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