A Craponne-sur-Arzon (Puy-de-Dôme), une maison de santé pour lutter contre les déserts médicaux

A Craponne-sur-Arzon, en Haute-Loire, la nouvelle maison de santé offre 14 cabinets médicaux, déjà presque tous occupés par des professionnels de santé. Une réponse efficace semble-t-il au problème des déserts médicaux. 
Moderne et fonctionnelle, en béton et bois de pays, la nouvelle maison de santé de Craponne-sur-Arzon (Puy-de-Dôme) a ouvert ses portes à deux pas du centre-bourg.
Moderne et fonctionnelle, en béton et bois de pays, la nouvelle maison de santé de Craponne-sur-Arzon (Puy-de-Dôme) a ouvert ses portes à deux pas du centre-bourg. © G. Rivollier / France 3 Auvergne
Moderne et fonctionnelle, en béton et bois de pays, la nouvelle maison de santé de Craponne-sur-Arzon (Puy-de-Dôme) a ouvert ses portes à deux pas du centre-bourg. Elle a été conçue pour et avec les professionnels de santé du secteur pour répondre à un problème de désert médical qui devenait crucial. Le Dr Serge Piroux a travaillé 7 ans sur le projet, il est aujourd'hui l'un des premiers installés.

« Il y a 7 ans, on s’est rendu compte qu’il y avait 2 médecins qui avaient cessé leur activité, des professionnels de santé qui partaient aussi. On s’est demandé que faire ?  Si on continue comme cela il n’y aura plus personne. Et un pays qui n’a pas de tissu de santé, de professionnels de santé, ne survit pas », explique le médecin généraliste.
Pour l'instant, cette maison de santé accueille 2 médecins généralistes, aidés par un étudiant interne, mais aussi un service de soins à domicile, une énergéticienne et une pédicure-podologue, récemment arrivée de la région parisienne.

« Cela m’a incitée à venir, parce que je ne suis pas toute seule, il y a des médecins autour de moi. Ce qui est bien avec les maisons de santé c’est que ça réunit plusieurs professionnels de santé. On peut prendre en charge les patients d’une meilleure façon, plus facilement, on peut communiquer les uns avec les autres », se réjouit Marine Duflos, pédicure-podologue
L'investissement, plus de 2 million d'euros, a été financé par l'Europe, l'Etat et les collectivités, avec l'aide d'un legs d'une habitante de la commune.
Les patients ont tout de suite adopté leur nouvelle maison de santé.
Bientôt, des infirmiers, un dentiste et d'autres professionnels doivent venir s'installer, 3 cabinets médicaux sont encore libres.
 
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