TÉMOIGNAGE. Coronavirus Covid-19 : “On nous dépose les courses devant la porte”, raconte Thomas, confiné chez lui

En raison du coronavirus, Thomas, un habitant de Frangy, doit rester confiné chez lui avec sa compagne et sa fille de 3 ans jusqu'au 4 mars / © DR
En raison du coronavirus, Thomas, un habitant de Frangy, doit rester confiné chez lui avec sa compagne et sa fille de 3 ans jusqu'au 4 mars / © DR

Dans le village de Frangy, adjacent à la commune de la Balme-de-Sillingy une dizaine de familles sont sommées de rester confinées jusqu'au 4 mars. Thomas, l'un deux, nous raconte son quotidien. 

Par FC avec Vincent Lamhaut

"Je pense que les mesures auraient dû être prises plus tôt", proteste Thomas, 33 ans. Depuis jeudi 27 février, ce père de famille doit rester confiné chez lui avec sa compagne et sa fille de trois ans à Frangy, près de La-Balme-de-Sillingy, où un cluster de coronavirus se développe depuis mardi 25 février. 
 
La commune de Frangy, à 30 kilomètres d'Annecy / © Google Maps
La commune de Frangy, à 30 kilomètres d'Annecy / © Google Maps


La directrice des micro-crèches La bulle de petits pas, dont les antennes se trouvent à Cernex et Frangy, a contracté le coronavirus en début de semaine. Depuis, la crèche a été fermée et des familles, comme celle de Thomas, ont été confinées. Mais le trentenaire et sa compagne ne vivent pas très bien leur isolement, qui va durer jusqu'au 4 mars. "C'est un confinement physique et psychologique", déclare Thomas qui considère que les autorités auraient dû réagir plus tôt pour éviter la propagation du virus. 
 


"C'est assez dur mais physiquement, ça va bien"

Pour s'approvisionner en nourriture, la famille compte sur la solidarité du village. "On a des amis qui nous déposent les courses devant la porte, raconte-t-il. Et ils sonnent au moment où ils partent". Sur ce point, le père de famille s'est senti quelque peu délaissé par les autorités. "On nous a demandé de rester enfermés 14 jours mais on ne nous a pas demandé si on avait faim ou soif", regrette-t-il.

Le maire de la commune Bernard Révillon (Divers droite), qui n'a reçu la liste des personnes confinées que samedi 29, a proposé à tous les citoyens une aide pour les courses mais "ils s'étaient déjà arrangés entre eux", explique-t-il. De même, Thomas et sa compagne auraient aimé obtenir davantage d'informations de la part de l'Agence régionale de santé (ARS). C'est la crèche qui a prévenu Thomas de son confinement, il n'a été contacté que deux jours plus tard par l'ARS.

Concernant le quotidien, les journées sont parfois un peu insipides. "On joue avec la petite, on lit des livres, on regarde Netflix, on discute beaucoup, raconte Thomas qui regrette de ne pas avoir pu assister aux funérailles d'une de ses proches. C'est assez dur psychologiquement. Mais physiquement, ça va bien."
 
 

Pas de fermeture des structures publiques

À Frangy, tous les événements publics sont annulés mais "les structures publiques restent ouvertes", déclare la maire de la commune, contrairement à celles de la Balme-de-Sillingy. La micro-crèche, en revanche, ont été fermée dès le 28 février.

Quant aux associations, elles sont priées d'annuler leurs événements. Une réunion avec le préfet est prévue lundi 2 mars en début d'après-midi pour faire le point sur les mesures de précaution. 




 

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