Cet article date de plus de 5 ans

Clermont-Ferrand: la rue Blériot fermée la nuit pour éviter les runs du vendredi soir

La préfecture du Puy-de-Dôme a décidé de couper la circulation rue Louis-Blériot à Clermont-Ferrand au cours du 10 juillet 22 heures au samedi 11 à 2 heures pour éviter les runs sauvages, ces courses où des voitures aux moteurs gonflés s’affrontent 2 par deux sur une courte distance.

La préfecture du Puy-de-Dôme a décidé de couper la circulation rue Louis-Blériot à Clermont-Ferrand au cours de la nuit du 10 juillet 22 heures au samedi 11 à 2 heures pour éviter les runs sauvages, ces courses où des voitures aux moteurs gonflés s’affrontent 2 par deux sur une courte distance.

La rue Louis-Blériot dans la zone industrielle du Brézet à Clermont-Ferrand est connue pour être le rendez-vous des amateurs de runs le vendredi soir. Cette longue ligne droite à 2 X 2 voies est le théâtre d’affrontements mécaniques, les pilotes s’élancent deux par deux, départ arrêté, le vainqueur est celui qui prend les devants au bout de quelques centaines de mètres avec à la clé une forte dose d’adrénaline due au grand excès de vitesse.
Pour éviter de telles pratiques, la vitesse est limitée réglementairement à 70 kilomètre heure et deux radars (qui flashent par l’arrière pour contrôler également les motos) ont été installés. Des mesures insuffisantes, dans la nuit du 3 juillet 2015 les services de police y ont constaté 23 excès de vitesse alors qu’en périphérie de la zone, 15 dépassements ont été constatés entraînant 2 retraits de permis.

Le Préfet du Puy-de-Dôme a donc décidé d’interdire la circulation dans la nuit du 10 au 11 juillet, de 22heures à 2 heures, un barrièrage et une surveillance seront mis en place et les automobilistes pourront emprunter alternativement la rue Jules Verne à proximité Cette fermeture temporaire pourrait être renouvelée afin d’empêcher durablement l’organisation de runs.

Les sanctions maximales encourues sont, pour une pratique de récidive de grand excès de vitesse, une amende forfaitaire de 3750 euros, le retrait de 6 points sur le permis de conduire, la suspension de 3 ans du permis (sans sursis ni « permis blanc »), l’immobilisation ou la confiscation du véhicule et une peine de prison de 3 mois.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
automobile sécurité routière société sécurité