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Bourgogne : un plan d’action pour le secteur automobile

Le groupe japonais JTEKT poursuit la production de composants pour l'industrie automobile sur son site de Chevigny-Saint-Sauveur, dans l'agglomération dijonnaise. L'usine dijonnaise a fermé en 2010.
Le groupe japonais JTEKT poursuit la production de composants pour l'industrie automobile sur son site de Chevigny-Saint-Sauveur, dans l'agglomération dijonnaise. L'usine dijonnaise a fermé en 2010.

Depuis un an, un plan a été mis en place pour aider les entreprises et sauver les emplois de la filière automobile.

Par B.L.

En Bourgogne, la filière automobile représente environ 150 entreprises et 15 000 salariés tous secteurs confondus (constructeurs, équipementiers, sous-traitants). Ce secteur a été touché de plein fouet par la crise économique qui sévit depuis 2008. C'est pourquoi un plan a été mis en place en octobre 2011 avec l’appui de la préfecture de Bourgogne et du conseil régional de Bourgogne. Une réunion a eu lieu vendredi 23 novembre 2012 à la Maison des Entreprises à Dijon pour présenter le bilan de la première année de ce plan d’action régional.

"Ce plan a permis de maintenir l'emploi dans les entreprises de l'automobile", explique Véronique Guillon, secrétaire générale de l’UIMM Bourgogne (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie Bourgogne). C'est le cas notamment pour l'entreprise JTekt, un équipementier automobile japonais installé dans l'agglomération dijonnaise. Face à la baisse d'activité, l'entreprise a maintenu les emplois en jouant sur deux paramètres : le chômage technique d'une part et un plan de formation cofinancé par l'Etat, le conseil régional et l'UIMM d'autre part. "Les seniors qui ont plus de 55 ans et un réel savoir-faire ont formé des jeunes, ainsi que des salariés qui étaient dans l'entreprise et qui n'avaient pas le niveau requis pour tenir certains postes de travail. On les a aidés avec un système de tutorat pour pérenniser le savoir-faire dans ce secteur. Il s'agit de parcours qui vont de 200 à 600 heures de formation et qui débouchent sur une certification reconnue par la branche et les pouvoirs publics", précise la secrétaire générale de l’UIMM.

Selon Véronique Guillon, ce type d'action a porté ses fruits, car il a permis de "maintenir l'emploi et d'améliorer les performances des entreprises en les dotant de salariés très qualifiés". Mais, d'autres corps de métier comme les garagistes s'en sortent moins bien. De façon plus générale, l'avenir est incertain dans le secteur automobile. Les suppressions d'emplois programmées par les constructeurs automobiles comme PSA par exemple sont dans tous les esprits.

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