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Nicole Bricq : le nucléaire français est "une filière d'excellence"

La ministre du Commerce extérieur a défendu les mérites du nucléaire français lundi 17 décembre 2012, lors d'une visite sur un site d'Areva, à Saint-Marcel, en Saône-et-Loire.
La ministre du Commerce extérieur a visité le site d'Areva, à Saint-Marcel, en Saône-et-Loire.
La ministre du Commerce extérieur a visité le site d'Areva, à Saint-Marcel, en Saône-et-Loire.
"On connaît les pays qui veulent s'équiper de nucléaire. Je me suis déjà rendue en République tchèque, en Pologne, en Arabie saoudite. J'irai bientôt en Chine", a-t-elle déclaré. La ministre, qui était l'invitée du 12/13 de France 3 Bourgogne, a rappelé qu'elle a été chargée par le gouvernement d'éliminer le déficit commercial de la France (hors énergie) d'ici la fin du quinquennat. "Cela représente un gain à l'exportation de 25 à 27 milliards d'euros. Le nucléaire participe à cet objectif", a-t-elle précisé. 

"La contribution du nucléaire civil à la balance commerciale française est de six milliards d'euros par an", a souligné de son côté le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, qui était présent. Depuis les années 1970, le site de Saint-Marcel a livré à lui seul plus de 300 générateurs de vapeur qui équipent 106 réacteurs dans 11 pays. L'usine de Saône-et-Loire réalise plus de 40% de son chiffre d'affaires à l'export, notamment grâce à la fabrication de composants pour les EPR en Chine et en Finlande et à des contrats de remplacement pour la Suède, les Etats-Unis et la Belgique.

Lors de la visite, la ministre a pu voir les deux générateurs, qui doivent remplacer deux anciens générateurs de vapeur de la centrale de Prairie Island, dans le Minnesota, aux Etats-Unis. Ils quitteront l'usine de Saint-Marcel pas la Saône, puis par la mer. Ils traverseront l'océan atlantique et remonteront le Mississippi.



Lors de sa visite en Saône-et-Loire Nicole Bricq a rencontré des représentants des grands groupes et des PME qui font partie du  pôle nucléaire de Bourgogne. Les pôles de compétitivité, qui bénéficient de financements publics, viennent d'être appelés par le gouvernement et des analystes à se concentrer sur l'efficacité économique de leurs innovations. "On peut toujours mieux faire. Je suis là pour les accompagner", a dit la ministre.

"Les entreprises m'ont fait part de leurs difficultés pour financer leur trésorerie, leurs opérations  à l'étranger. Pour trouver des distributeurs pour des licences, pour passer des accords d'entreprise, il leur faut des capitaux. La Banque publique d'investissement devra fournir des crédits pour ces PME. Elle sera mise en place à partir du 1er janvier progressivement dans l'ensemble des régions. En même temps, elles pourront bénéficier de fonds propres qui feront qu'elles tiendront le coup à l'exportation dans la durée", a précisé la ministre.
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