Bourgogne : la mortalité routière en forte baisse

Accident mortel sur l'ancienne D2000, le 26 avril 2012, en raison de la pluie. / © France 3 Limousin
Accident mortel sur l'ancienne D2000, le 26 avril 2012, en raison de la pluie. / © France 3 Limousin

En Bourgogne, le nombre de personnes tuées sur les routes est en très forte baisse en 2012 par rapport à 2011. Le chiffre le plus significatif est celui enregistré dans l'Yonne (-34.2%).

Par P.R

Jeudi 24 janvier 2013, les chiffres de la sécurité routière en 2012 sont rendus publics. Le nombre de morts sur les routes bourguignonnes est en très forte baisse. L'Yonne enregistre la baisse la plus importante du nombre de tués sur les routes (-34.2%), suivie de la Nièvre (-32%), de la Côte-d'Or (-25%) et de la Saône-et-Loire (-19%). Les routes de Saône-et-Loire restant les plus accidentogène de la région.

A noter, le seul chiffre en hausse est celui du nombre de blessés dans la Nièvre. Passant de 209 en 2011 à 234 en 2012, le nombre de personnes blessées sur les routes nivernaises a augmenté de 12% entre 2011 et 2012. Idem en Côte-d'Or où les blessés passent de 355 à 374 d'une année à l'autre.

Côte-d'Or:


244 accidents en 2012 (271 en 2011) soit -9%
374 blessés en 2012 (355 en 2011) soit +5%
29 tués en 2012 (38 en 2011) soit -25%

Nièvre :

183 accidents en 2012 (187 en 2011), soit -2%
234 blessés en 2012 (209 en 2011), soit +12%
17 tués en 2012 (25 tués en 2011), soit -32%

Yonne :

227 accidents en 2012 (255 en 2011), soit -11%
302 blessés en 2012 (325 en 2011), soit -7%
25 tués en 2012 (38 en 2011), soit -34.2%

Saône-et-Loire : 

289 accidents en 2012 (340 en 2011), soit - 15 %
381 blessés en 2012 (447 en 2011) soit - 15 %
46 tués en 2012 (57 en 2011) soit - 19 %

Les chiffres du département de Côte d'Or seront communiqués vendredi 25 janvier 2013.

En France :

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé jeudi 24 janvier 2012 une baisse de 8% de la mortalité routière en 2012, historique depuis 1948, précisant par ailleurs que l'obligation d'un éthylotest dans la voiture était reportée "sine die".

3.645 personnes ont été tuées sur les routes en 2012, soit 318 vies épargnées par rapport à 2011, a déclaré le ministre en présentant le bilan annuel des accidents de la route. C'est "le plus bas niveau de tués" depuis 1948, année où ils ont commencé d'être officiellement comptabilisés, a-t-il ajouté.

La chute de la mortalité routière est la conséquence d'une diminution marquée dans deux catégories d'usagers, a-t-il argumenté: les motards (-14,5%) et les automobilistes (-8,6%). Elle a "profité" aux enfants et aux adolescents, a encore expliqué Manuel Valls en réaffirmant son objectif de "diviser par deux d'ici à 2020" ce nombre et en appelant à "sans cesse poursuivre nos efforts". 

Manuel Valls a créé la surprise en annonçant par ailleurs le report "sine die" de l'obligation d'avoir un éthylotest dans les voitures. Il attend, a-t-il expliqué, les conclusions du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) qui a créé un groupe de travail sur l'alcool au volant. Ces éthylotests sont de plus en plus controversés notamment pour leur fiabilité et leur prix, ainsi que l'a rappelé son président Armand Jung qui doit rendre ses premières conclusions d'ici la mi février. Le gouvernement fera connaître sa décision par la suite, selon le ministre. 

Le nombre des personnes blessées et hospitalisées a également diminué respectivement de 6,9% et 7,9%, a encore détaillé le ministre pour qui la situation par catégories d'usagers est "contrastée". La baisse du nombre de tués est due "pour beaucoup", selon lui, à la baisse de la mortalité des usagers de véhicules particuliers (- 6,9%) et de motocyclistes (- 14,5%). Si elle diminue chez les piétons (- 7,1%), elle augmente chez les cyclistes de 9,9%. 

23% des personnes décédées en 2012, le sont sur des deux roues motorisés qui ne représentent pourtant que 3% du trafic. Il y a aussi, a-t-il observé, des "inégalités entre les sexes et les âges": trois fois plus d'hommes que de femmes décèdent et 21% appartiennent à la classe d'âge des 18-24 ans.

Le ministre a "salué" le comportement des Français ainsi que les efforts des précédents gouvernements de droite dans la lutte contre l'insécurité routière. Il n'a pas exclu que la crise économique, s'accompagnant d'une "réduction des déplacements", soit "l'une des explications" de ces bons chiffres. Il a enfin demandé un "effort" en direction des jeunes, sur la vitesse, l'alcool et les stupéfiants "présents dans près de 2/3 des accidents mortels".

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