Yonne : des CRS appelés en renfort dans la ville de Sens

Des CRS et des gendarmes mobiles s'installent dans la zone sensible des Champs Plaisants, à Sens, pour une durée indéterminée
Des CRS et des gendarmes mobiles s'installent dans la zone sensible des Champs Plaisants, à Sens, pour une durée indéterminée

Face à une flambée d'actes violents, une quarantaine de CRS et de gendarmes mobiles s'installent dans la zone sensible des Champs Plaisants à partir de ce soir mardi 5 mars 2013.

Par B.L.

Depuis une dizaine de jours, les incidents se multiplient : voitures incendiées, pompiers caillassés et policiers accueillis avec des cocktails  molotov. La préfecture a décidé de prendre des mesures d'urgence. Elle a fait appel à une quarantaine de CRS et de gendarmes mobiles.
"Il y a à Sens, on le sait des trafics de stupéfiants,  de manière peut-être un peu plus marquée qu'ailleurs. C'est la présence de ces trafics qui explique sans doute ce regain de tension", explique Raymond Le Deun, le préfet de l'Yonne.

De son côté, le maire de Sens, Daniel Paris, estime que cette situation est due à la diminution du nombre de policiers.
Quant à la députée UMP Marie-Louise Fort, elle critique l'attitude du maire, qui - selon elle - aurait dû faire installer des caméras de surveillance à la sortie des établissements scolaires, en bas des immeubles. "C'est indispensable et c'est très dissuasif", dit-elle.

Mais, au-delà de ces différents constats, tous s'accordent à dire que la ville de Sens n'est pas une zone de non-droit et que la commune est plutôt tranquille, si on la compare à certaines cités de la Région parisienne.

Yonne : des CRS appelés en renfort à Sens

Reportage de Nathalie Baffert et Christian Mirabeau avec :
  • Raymond Le Deun, préfet de l'Yonne
  • Daniel Paris, maire de Sens (parti radical de gauche)
  • Marie-Louise Fort, députée de la 3e circonscription de l'Yonne (Ump)

Des flambées de violence qui se répètent 

Ce n'est pas la première fois que des gendarmes mobiles sont envoyés dans la zone des Champs Plaisants. En mai 2012 notamment, la préfecture avait déjà fait appel à des renforts suite à une série de braquages au centre commercial du quartier.

Par ailleurs, l'Yonne n'est pas le seul département bourguignon confronté à ces flambées de violence. Nevers dans la Nièvre ou Montceau-lès-Mines en Saône-et-Loire, par exemple, ont aussi recours à des renforts à certaines périodes tendues.

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