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Heureux batraciens de Saint-Sernin du Bois (71)

Grenouilles (comme ici sur cette photo), mais aussi crapauds et tritons, au total sept espèces inventoriés et près de 600 batraciens qui peuvent traverser la route en toute sécurité grâce aux bénévoles.
Grenouilles (comme ici sur cette photo), mais aussi crapauds et tritons, au total sept espèces inventoriés et près de 600 batraciens qui peuvent traverser la route en toute sécurité grâce aux bénévoles.

Chaque soir de redoux, entre 19 et 21 h, plusieurs centaines d' amphibiens ( grenouilles, crapauds et  tritons) peuvent tranquillement  effectuer leur migration printanière vers leur lieu de reproduction, l’étang de la Noue, protégés des voitures par de nombreux  bénévoles

Par Michel Gillot

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Opération crapauds à Saint-Sernin-du-Bois
Un reportage de Michel Gillot, Damien Rabeisen et Christophe Foulon, avec Patrice Notteghem, naturaliste, et Daniel Magnin, photographe et initiateur de cette opération de protection des batraciens.

Le soir de notre visite, ce sont 596 batraciens qui ont ainsi profité de la bienveillance des humains, avec une traversée de route sécurisée en début de soirée, là où la circulation automobile est la plus importante
Si l'on y ajoute tous ceux qui traversent sans être vus, plus tous ceux qui le font ensuite tout au long de la nuit et sans escorte, c'est sans doute plus d'un milier d'amphibiens  qui, chaque nuit,  effectuent en ce moment   leur migration de printemps. Ils ont passé l'hiver à l'abri dans la forêt et se rendent à l'étang pour effectuer leur reproduction.
Sept espèces ont été recensées sur ce lieu de passage situé près de la commune de Saint-Sernin du Bois : grenouille rousse, verte, agile, crapaud commun, triton palmé, triton ponctué et  triton alpestre.

Cette méthode est très efficace et l'on estime que 90% des batraciens peuvent ainsi réaliser leur migration en échappant à l'écrasement. Elle est toutefois  très astreignante pour les bénévoles; En 2012, première année de l'opération sauvetage initiée par Daniel Magnin, un photographe naturaliste, ceux-ci ont été à pied d'oeuvre durant 37 soirées, sur un intervalle de deux mois et demi. En fin de campagne, les résultats avaient alors montré que fermer la route seulement 10 soirées aurait permis de sécuriser 80% de la migration observée pendant ces 37 soirées de sauvetage.

D'où l'espoir de voir cette solution retenue pour 2014, qui nécessiterait simplement la prise de deux arrêtés municipaux conjoints (Antully et Marmagne) instaurant une déviation les soirs annoncés comme propice à la migration des amphibiens. 

En attendant, c'est encore sur les bons yeux et la bonne volonté des bénévoles que ceux-ci doivent compter cette année pour assurer leur descendance. Une action pour la bio-diversité toute simple, mais concrète, conviviale et bigrement efficace.


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