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Diurétique Furosémide : un cas suspect confirmé à l'hôpital de Joigny

Un cas suspect serait confirmé à l'hôpital de Joigny dans l'Yonne, mardi 11 juin 2013 dans l'affaire du Furosémide. L'inspection des experts de l'Agence du médicament continue au laboratoire Téva de Sens dans l'Yonne.
Le groupe Teva dispose de deux usines dans l'Hexagone, à Nevers (Nièvre) et Sens (Yonne).
Le groupe Teva dispose de deux usines dans l'Hexagone, à Nevers (Nièvre) et Sens (Yonne). © MaxPPP
L'inspection des experts de l'Agence du médicament (ANSM) se poursuit mardi 11 juin 2013 sur le site du laboratoire Teva à Sens dans l'Yonne où ont été produites des boîtes du diurétique Furosémide contenant par erreur des somnifères, a-t-on appris auprès de l'ANSM.

Un autre cas suspect a été signalé et confirmé ce mardi 11 juin 2013, à l'hôpital de Joigny dans l'Yonne. Les jours du patient octogénaire ne seraient pas en danger.

L'inspection qui a démarré lundi 10 juin 2013 vise à comprendre pourquoi des cachets de somnifère Zopiclone ont remplacé du diurétique dans certaines boîtes de Furosémide Teva 40 mg, ce qui pourrait être lié à deux décès et un "cas grave", selon l'Agence.

"Il y a des cas qui remontent de partout"

Le bilan officiel de l'ANSM reste pour l'instant à ces trois cas notifiés mais "il y a des cas qui remontent de partout", encore non vérifiés et non confirmés, indique une porte-parole de l'Agence. "Les signalements affluent de toutes parts et ils ne sont pas centralisés. Tout le monde en reçoit: les hôpitaux, les ARS (Agences régionales de santé, ndlr) le ministère (de la Santé, ndlr) et l'ANSM. Mais après il faut pouvoir les croiser", à savoir procéder à des vérifications, commente-t-elle.

Un nouveau point pourrait être fait d'ici la fin de la journée de ce mardi par l'Agence sur l'alerte qui a conduit lundi l'Agence à ordonner le retrait de toutes les boîtes Furosémide Teva 40 mg et sur une nouvelle comptabilisation officielle des cas suspects. Il pourrait aussi être fait état dans ce point de l'avancement de l'inspection en cours sur le site du fabricant israélien de génériques Teva.

Sur le site Teva à Sens, les experts ont rencontré le personnel lundi et examiné les dossiers administratifs concernant la production des boîtes de diurétique incriminées.

"Ils resteront le temps qu'il faut"

Ce mardi, l'inspection se concentrera "bien plus sur la production elle-même", a précisé la porte-parole de l'ANSM. De son côté Teva, qui est le numéro un mondial des médicaments génériques, confirme que "l'inspection est toujours en cours". "Le but est de savoir ce qu'il s'est passé donc ils (les inspecteurs) resteront le temps qu'il faut", a-t-on ajouté.

Après l'annonce d'un premier décès, d'un homme de 91 ans à Marseille, peut-être lié à l'erreur de conditionnement, l'ANSM a fait état lundi de "deux nouveaux signalements de pharmacovigilance" avec "un décès et un cas grave". 

L'un des deux nouveaux cas serait une patiente de 73 ans hospitalisée en réanimation au CHRU de Tours pour des complications, à la suite de la prise de Furosémide.

Le parquet de Privas en Ardèche a ouvert lundi 10 juin 2013 une enquête après le décès le 4 juin 2013 dans un hôpital drômois d'une octogénaire qui, selon ses proches, aurait pris du Furosémide de Teva. Ce dernier cas, qui ne fait pas partie des trois répertoriés par l'ANSM, porterait donc à quatre le nombre total de cas suspects.

Intervenants : Louis Perry (Retraité), Érick Roche (Président de Teva France), Marisol Touraine (Ministre de la Santé)


Intervenants: Marthe Grammont (patiente), Nadia Palazzo (patiente), Sabine Pahon (docteur en pharmacie), Philippe Vogel (pharmacien titulaire)

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