Rachida Dati refuse “le front républicain” pour stopper la montée du Front National

© Martin Bureau (AFP)
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Rachida Dati, eurodéputée originaire de Saône-et-Loire et vice-présidente de l'UMP, refuse le front républicain pour enrayer la montée du Front national. Cette alliance entre la droite et la gauche est à ses yeux "un déni de démocratie".

Par B.L. avec l'AFP

Alors que l'UMP et le FN s'affronteront dimanche 23 juin 2013 au second tour d'une élection législative partielle dans le Lot-et-Garonne (le candidat PS ayant été éliminé au premier tour), Rachida Dati s'interroge sur les raisons d'un score "aussi fort" du candidat FN. 

"Le FN ne serait rien si la droite renouait avec le peuple, avec ses préoccupations, si elle offrait un projet de société alternatif crédible comme nous l'avions fait lors de la campagne de 2007", affirme la vice-présidente de l'UMP lundi 17 juin 2013.

"Il faut nous remettre au travail"

Selon Rachida Dati, également maire du VIIe arrondissement de Paris, "il faut nous remettre au travail pour incarner au niveau des idées, mais aussi au niveau des personnes et des comportements, un renouveau, réincarner un vrai mouvement populaire".

"Et cessons de brandir le front républicain qui n'a plus d'autre sens aux yeux des Français qu'un déni de démocratie qui depuis 30 ans ne permet pas de juguler les souffrances", ajoute-t-elle.

"Cette trêve du débat entre la droite et la gauche face au FN n'a pas de sens"

Pour Rachida Dati, "le front républicain est devenu pour le PS un moyen de dire que le peuple a tort. Ce n'est ni un programme, ni une ambition pour La France ! Les Français le savent et ont le sentiment que cet appel au front républicain n'est qu'un moyen pour la classe politique de masquer ses échecs et défendre ses seuls intérêts".

"Cette trêve du débat entre la droite et la gauche face au FN n'a pas de sens. Aider la démocratie et la République supposerait pour la gauche de reconnaître son échec politique et sociologique", conclut l'ex-ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy.

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