RCEA en Saône-et-Loire : le gouvernement dévoile son plan d'investissements d'avenir mardi 9 juillet

Jean-Marc Ayrault dévoilera mardi 9 juillet 2013 un plan d'investissements d'avenir sur 10 ans. Il évoquera notamment les grandes infrastructures de transport, un sujet qui suscite la polémique en Bourgogne.

La route Centre Europe Atlantique (RCEA) entre l'Allier et la Saône-et-Loire est l'une des plus accidentogènes de France
La route Centre Europe Atlantique (RCEA) entre l'Allier et la Saône-et-Loire est l'une des plus accidentogènes de France

Des choix qui font grincer des dents

François Hollande souhaite un plan articulé autour de "quatre grandes filières : le numérique, la transition énergétique, la santé et les grandes infrastructures de transport". Mais, compte tenu des difficultés financières de l'Etat, les choix sont ardus et ils font grincer des dents. 

C'est le cas notamment pour les infrastructures de transport. Le Premier ministre doit annoncer les investissements à réaliser avant 2030. La priorité est donnée à l'entretien du réseau existant, mais 28 à 30 milliards d'euros doivent également être consacrés aux grands projets à l'horizon 2030.

Plusieurs LGV sont renvoyées après 2030

Concrètement, le gouvernement doit maintenir le début des travaux d'une seule ligne à grande vitesse (LGV) avant 2030 : Bordeaux-Toulouse. En revanche, les autres LGV sont renvoyées après 2030 : c'est le cas entre autres de la branche Sud de la LGV Rhin-Rhône entre Dijon et Lyon et de la ligne POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) via Nevers.

La RCEA fait partie des chantiers prioritaires

En revanche, parmi les chantiers prioritaires figure la route Centre Europe Atlantique (RCEA) entre l'Allier et la Saône-et-Loire. Cet axe routier, qui est un des plus accidentogènes de France, doit être transformé partiellement en autoroute à deux fois deux voies.

La colère du président de la Région Bourgogne 

François Patriat était l'invité du 19/20 de France 3 Bourgogne jeudi 27 juin. Il trouve "inadmissible" que le financement du projet d'électrification de la ligne entre Chagny et Nevers ne soit pas assuré et "scandaleux" que la branche Est du TGV ne soit pas retenue.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
routes