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Rebsamen estime que les atermoiements fiscaux du gouvernement révèlent « un art de gouverner »

Le maire de Dijon et patron des sénateurs PS, François Rebsamen, était l’invité du "Forum" de Radio J. Il était interrogé sur le manque à gagner entraîné par le renoncement du gouvernement à taxer plus fortement les PEL et PEA.
François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS et sénateur-maire de Dijon
François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS et sénateur-maire de Dijon © AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

"Des économies" compenseront la taxe sur les PEL et PEA

Le patron des sénateurs socialistes, François Rebsamen, a affirmé dimanche que le manque à gagner entraîné par le renoncement du gouvernement à taxer plus fortement les PEL, PEA ainsi que l'épargne salariale serait compensé "uniquement" par des économies. Les 600 millions qui n'entreront pas dans les caisses de l'Etat seront compensés "par des économies que le gouvernement sera amené à faire dans tous les domaines, au niveau de tous les ministères, sauf ceux qui sont protégés, à savoir, la Justice, l'Intérieur et l'Education nationale", a précisé le sénateur-maire de Dijon,  invité du "Forum" de Radio J. Assurant qu'il n'y aura pas de taxe nouvelle pour réduire la facture, François Rebsamen a insisté: il s'agira "uniquement des économies qui seront faites par le gouvernement". Conséquence, selon lui: "Cette année, c'est 15 milliards d'économies que le gouvernement a promis, eh bien, il y aura 15 milliards 600 millions d'euros".

L'écotaxe ne doit pas pénaliser certains "plus que d'autres"

Interrogé sur l'écotaxe sur les poids lourds dont l'entrée en vigueur prévue au 1er janvier a provoqué de violentes manifestations samedi en Bretagne, le chef de file des sénateurs PS a estimé qu'il fallait en "revoir les modalités d'application". "Il ne faut pas qu'il y ait des gens plus pénalisés que d'autres", a-t-il fait valoir.

Pas de "reculade" du gouvernement mais de la "souplesse"

D'une manière générale, a-t-il cependant estimé, les atermoiements fiscaux du gouvernement ne sont pas des "reculades" mais une marque de "souplesse" conçue comme "un art de gouverner".  Selon lui, "le président de la République cherche l'apaisement" ce qui suppose "de comprendre les Français quand ils ne veulent pas quelque chose".
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