Guillaume Larrivé, député UMP de l'Yonne, accuse François Hollande d'avoir été élu “par défaut”

Guillaume Larrivé, député UMP de la 1re circonscription de l'Yonne
Guillaume Larrivé, député UMP de la 1re circonscription de l'Yonne

Un échange musclé a opposé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault au député UMP de l’Yonne Guillaume Larrivé. Cela s’est passé à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, mardi 28 janvier 2014.

Par B.L.

Qu'a dit Guillaume Larrivé ?

Guillaume Larrivé a déclaré que François Hollande avait été "élu par défaut sur un seul programme d'antisarkosysme". Le député de la 1re circonscription de l'Yonne, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, s'est attiré bronca, cris et claquements de pupitres de la part des socialistes. Ces derniers ont couvert sa voix durant toute son intervention.

L’élu bourguignon a conclu sa prise de parole par une allusion à la rupture entre François Hollande et Valérie Trierweiler. "Allez-vous attendre un communiqué de l'Élysée annonçant que François Hollande a décidé de rompre sa vie commune avec vous?", a-t-il demandé ironiquement à Jean-Marc Ayrault.

Qu'a répondu Jean-Marc Ayrault ?

En retour, le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault a reproché aux députés UMP "qui se prétendent républicains" de dénier au président de la République la légitimité d'avoir été élu par le peuple français". "Ce type de discours met en danger l'unité de la République", a mis en garde le Premier ministre, pour qui "rien d'autre ne peut exister sinon le respect du vote des citoyens".




Y a-t-il eu des précédents 

Après la réponse de Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, président de l'Assemblée (PS), a rappelé à l'UMP qu'il est "de tradition dans l'hémicycle de ne pas mettre en cause le président de la République". Cette mise au point a été accueillie, fait rare, par un tonnerre de protestations sur les bancs de l'UMP.

En novembre 2011, un incident de ce type avait été provoqué par François Baroin, alors ministre UMP du Budget. Il avait déclaré que les socialistes avaient pris le pouvoir "par effraction" en 1997. Les députés de gauche avaient alors quitté l'hémicycle en signe de protestation.

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