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Ecotaxe : Ségolène Royal envisage de mettre à contribution les sociétés d'autoroute

La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, a évoqué la possibilité de mettre à contribution les sociétés d'autoroutes pour financer des infrastructures routières en cas d'abandon de l'écotaxe.
© L. Benchiha

"Ma principale priorité, c'est de trouver les moyens financiers pour commencer les chantiers d'infrastructure" qui devaient être financés par le produit de l'écotaxe, a expliqué la ministre devant la commission d'enquête du Sénat sur l'écotaxe poids lourds mardi 29 avril 2014.

La mise en place de l'écotaxe devait rapporter plus de 800 millions d'euros par an à l'État. Elle a été suspendue en octobre dernier par le gouvernement sous la pression de manifestations hostiles en Bretagne.
Conséquence : en Bourgogne, comme dans le reste de la France, plusieurs projets de transports sont suspendus au sort de l’écotaxe

"Il est quand même très étrange que les autoroutes qui ont été privatisées dans le contexte que l'on connait (...) fassent deux milliards (d'euros, NDLR) de bénéfices et que ces deux milliards de bénéfices, qui sont quand même payés par les usagers, ne reviennent pas pour payer les infrastructures dans le cadre du contrat de plan État-régions", a estimé Ségolène Royal.

Une "euro-vignette" aux frontières

"C'est une vraie question", a-t-elle insisté. "Pour ne rien vous cacher on a commencé à contacter les actionnaires de sociétés autoroutières", a poursuivi Ségolène Royal. La ministre a reparlé de l'idée d'une "euro-vignette" aux frontières qui taxerait essentiellement les camions étrangers traversant le territoire français.

A travers différentes mesures, "on peut peut-être arriver à un paquet financier global qui (...) pourra peut être équivaloir à peu de chose près au rendement attendu de l'écotaxe", a avancé la ministre.

Selon un compteur mis en ligne par France Nature Environnement (FNE) mardi 4 mars 2014, le manque à gagner dû à la suspension de l'écotaxe se chiffre à 1 712 euros par minute et 2 465 753 euros par jour. Au 29 avril 2014, cela représentait plus de 300 millions depuis le 1er janvier 2014
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