Côte de Beaune : les viticulteurs appellent à l’aide après les averses de grêle

Une partie des vignobles de Meursault, Pommard, Volnay et Santenay ont été frappés par la grêle ce week-end. Une centaine de viticulteurs ont manifesté  leur inquiétude devant la sous-préfecture de Beaune lundi 30 juin 2014. Une délégation a été reçue vers 18h.


Reportage de Pauline Ringenbach et Christophe Gaillard avec :
  • Pascal Bouley, viticulteur à Volnay
  • Pierrick Bouley, viticulteur à Volnay
  • Thiébault Huber, président du syndicat des vignerons de Volnay

En quelques minutes, des viticulteurs de la Côte de Beaune ont perdu une bonne partie du travail de toute une année. Dans l’après-midi du samedi 28 juin 2014, des averses de grêle se sont abattues sur leurs vignes pour la 3e année consécutive. Certains professionnels ont perdu jusqu'à 90% de leur récolte.

Le Front national demande une aide nationale d’urgence

François Sauvadet, député UDI et président du conseil général de la Côte-d’Or a participé à une rencontre avec les présidents des syndicats viticoles touchés par la grêle lundi 30 juin 2014, à 14h, à la mairie de Volnay.

De son côté, Edouard Ferrand, conseiller municipal de Sens et député européen estime qu’alors que "l’Union européenne est une fois de plus singulièrement absente, il est impératif de débloquer immédiatement une aide nationale d’urgence pour les viticulteurs bourguignons". L'élu du Front national déclare encore que que "la région Bourgogne, de son côté, plutôt que de financer, entre autres, des projets d’électrification en Amérique latine, devrait y prendre sa part, sachant que c’est une activité économique essentielle pour notre région qui est atteinte aujourd’hui".

"On n’a jamais rien demandé. Mais, ce coup-ci, on va en demander"

Mais, le président du syndicat des vignerons de Volnay, ne mâche pas ses mots vis-à-vis des élus locaux. « A chaque fois, ils viennent tous nous voir, nous plaindre "on va se mobiliser etc", mais pour l’instant zéro. On a eu zéro en 2012, zéro en 2013. En 2014, s’ils veulent qu’il y ait encore des exploitations familiales, il va falloir y aller. Je sais qu’il n’y a pas de sous dans les caisses, mais nous, on n’a jamais rien demandé. Mais, ce coup-ci, on va en demander », déclare Thiébault Huber.

Il aura l’occasion d’en parler demain mardi 1er juillet au nouveau préfet de la région Bourgogne et préfet de la Côte-d'Or. Eric Delzant se rendra sur le terrain pour rencontrer les viticulteurs touchés par les orages de grêle.