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Affaire Christelle Blétry : “je ne l'ai pas tuée”

Pascal Jardin accusé du meurtre de Christelle Blétry.
Pascal Jardin accusé du meurtre de Christelle Blétry.

"Je ne l'ai pas tuée", c'est ce qu'a affirmé, hier, Pascal Jardin, meurtrier présumé de Christelle Blétry, devant un juge d'instruction au tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône. Il sera de nouveau entendu sur les faits le 6 octobre 2014.

Par Pauline Ringenbach

Hier, jeudi 25 septembre 2014, Pascal Jardin a été entendu par le juge d'instruction Elsa Aussavy au tribunal de Chalon-sur-Saône dans le cadre d'un interrogatoire de personnalité. Pascal Jardin a été arrêté à son domicile dans les Landes le 9 septembre dernier, pour le meurtre de Christelle Blétry. Ce sont des analyses ADN qui ont permis aux enquêteurs de le retrouver 18 ans après les faits.

"Il n'a pas le profil d'un tueur"

Le tueur présumé est donc revenu sur ses aveux. Maître André Laborderie, avocat du barreau de Chalon-sur-Saône, assure la défense de Pascal Jardin. Joint par téléphone ce matin, il explique : "Je suis allé le voir à la prison de Varennes-le-Grand. Nous avons discuté pendant une heure. Il m'a alors affirmé qu'il n'était pas le tueur."

il a reconnu avoir eu une relation sexuelle mais il dit ne pas être l'auteur du meurtre.






Son avocat ajoute : "il était fatigué après 48 heures de garde à vue et un trajet de 700 kilomètres, il voulait que ça s'arrête. Il a alors avoué..."
Me Laborderie dit être persuadé de l'innocence de son client :


"Mon impression à moi c'est qu'il n'a pas le profil type de la personne qui peut donner 123 coups de couteau. On se trompe de coupable." 


"La mémoire de Christelle est salie"


Corinne Herrmann, avocat de la famille de Christelle Blétry réagit suite à ce rebondissement. "C'est évidemment une douleur absolue pour la famille. Ce n'est pas la rétractation, mais plutôt les termes employés par Pascal Jardin (NDLR : qui évoque une relation sexuelle consentie), hier lors de ces nouvelles déclarations qui salissent la mémoire de la victime.

Une fois de plus on s'en prend à la victime, de surcroît qui ne peut plus se défendre.


Corinne Herrmann précise que ce genre de revirement est "assez classique" dans ce type d'affaire. La famille de la victime est très touchée mais reste sereine par rapport au travail effectué par les magistrats et les policiers. 

Ce changement de version ne nous affole pas du tout


Il a avoué à plusieurs reprises

Interrogé ce matin, le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Christophe Rode, ne rejette pas l'idée d'une stratégie de défense. "Ce que je constate c'est que lorsqu'il a été présenté devant le juge d'instruction il y a 10 jours :

Pascal Jardin a fait des aveux circonstanciés et détaillés



"Il n'y avait aucune ambiguïté sur ce qu'il reconnaissait. Peut-être qu'il changera d'avis mais lors des derniers interrogatoires il a maintenu ses aveux."

L'ouvrier agricole de 56 ans, actuellement incarcéré à la prison de Varennes-le-Grand en Saône-et-Loire, sera entendu par la juge d'instruction, sur les faits et ces nouvelles déclarations le 6 octobre prochain.

Reportage d'Elsa Bezin, Pauline Ringenbach, Stéphane Robert, Gabriel Talon et Mancef Zarrouk avec :

  • André Laborderie, avocat de Pascal Jardin
  • Didier Seban, avocat de Marie-Rose Blétry
  • Christophe Rode, procureur de la République de Chalon-sur-Sâone
Pascal Jardin revient sur ses aveux



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