Une fausse alerte a eu lieu dans un car Eurolines hier. Un passager guinéen, en situation irrégulière et ayant de la fièvre, a été débarqué et examiné à Chamonix dans les Alpes. Le bus a été ensuite stationné quelques heures sur le parking du CHU de Dijon pour un deuxième contrôle d'identité.
Quel est le risque d'épidémie en France?
Le virus Ebola suscite des inquiétudes sur le sol français. Cette fausse alerte dans ce bus en témoigne. Or, pour l'heure, seule une infirmière française de Médecins Sans Frontières en mission au Libéria a été infectée puis a guéri à la suite de sa prise en charge en France. « Depuis le début de l'épidémie, onze patients ont fait l’objet de tests biologiques, destinés à déterminer s’ils étaient ou non porteurs du virus Ebola. Tous ces tests se sont révélés négatifs », a déclaré il y a trois jours la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Le Centre européen pour le contrôle des maladies évalue le risque d'épidémie en France comme "faible". Certains spécialistes parlent même d'une probabilité nulle. Cela dit, les autorités ont mis en place un dispositif de veille sanitaire dès le mois de mars pour prendre en charge d'éventuels cas isolés. Quel est le protocole à suivre en cas de suspicion de fièvre Ebola?
Toute personne, qui revient de Guinée, du Liberia ou de Sierra Leone, les trois pays les plus touchés, est invitée à surveiller sa température chaque jour. En cas de fièvre égale ou supérieur à 38°C, on doit impérativement rester chez soi et appeler le 15. Le but est évidemment de ne pas propager le virus à tout un services des urgences ou à la salle d'attente d'un cabinet médical.Quels sont les 12 CHU de référence en France?
En cas de moindre doute, le SAMU se rendra chez le patient pour le prendre en charge. Il sera rapidement dirigé vers l'un des douze établissements référence en France. Le CHU de Dijon n'est pas l'un d'entre eux. Si un cas devait se déclarer en Bourgogne, la personne serait transférée vers Paris, Lyon, Strasbourg ou Nancy. Le transport sera évidemment effectué par une équipe spécialisée du SAMU dans des conditions sanitaires rigoureuses cadrées par un protocole. À l'hôpital, le patient sera placé à l'isolement dans une chambre équipée d'un sas à pression négative pour retenir l'air.En cas de question, le ministère de la Santé a mis en place depuis samedi un numéro vert d'information : le 0 800 13 00 00.