Piétons fauchés à Dijon : les patrouilles militaires seront renforcées pendant les fêtes

Rue Bossuet à Dijon, un nouveau trottoir analysé par les policiers après passage du chauffard. / © Théo Souman/France 3 Bourgogne
Rue Bossuet à Dijon, un nouveau trottoir analysé par les policiers après passage du chauffard. / © Théo Souman/France 3 Bourgogne

Le président de la République a demandé au Premier ministre Manuel Valls d'organiser une "réunion ministérielle" à Matignon mardi matin 23 décembre 2014. Objectif : "mobiliser les services de l'Etat" après la série de drames survenus à Nantes, Dijon, et Joué-lès-Tours.

Par AFP


Un homme d'une quarantaine d'années a foncé lundi 22 décembre avec sa camionnette sur le marché de Noël de Nantes. L’accident a fait dix blessés, dont quatre sont touchés grièvement. L’homme s’est ensuite poignardé à plusieurs reprises.
La veille, dimanche 21 décembre, un homme déséquilibré avait déjà blessé treize personnes à Dijon dans des circonstances similaires.

Ces actes "semblent sans rapport entre eux", estime l'Elysée. Mais, François Hollande "appelle les services de l'État à la plus grande vigilance". 

Des patrouilles de police et de gendarmerie renforcées

Le président de la République, qui entame mardi une visite à Saint-Pierre-et-Miquelon, a "demandé au Premier ministre d'organiser une réunion ministérielle mardi matin pour faire le point sur ces drames et mobiliser les services de l'Etat" et décider d'éventuelles "mesures".

lLe Premier ministre a annoncé que "200 à 300 militaires  supplémentaires ser(aie)nt déployés dans les heures qui viennent" (780 actuellement). Ces "patrouilles de police et de gendarmerie seront dirigées en priorité vers les points de haute fréquentation : zones commerciales, centres-villes, gares et réseaux de transport", a précisé Manuel Valls. Ces attaques "sans lien" entre elles ne doivent pas être "minimisées", selon Manuel Valls.

"Les jambes qui flageolent"

Florian Philippot, vice-président du FN, a de nouveau affirmé mardi 23 décembre 2014 que les évènements de Joué-lès-Tours et de Dijon relevaient "évidemment du terrorisme". "A Nantes, nous verrons, je n'aime pas me précipiter", mais le procureur, qui a écarté cette hypothèse lundi soir, "a bouclé l'enquête en une heure", a-t-il accusé.

"J'aimerais qu'on cesse de mettre de la politique et de l'idéologie en nous sortant que ce sont systématiquement des actes isolés du fait de déséquilibrés. Je pense que ce n'est pas sérieux", a insisté Florian Philippot. Pour lui, le gouvernement a "les jambes qui flageolent face au terrorisme islamiste".



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