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La Bourgogne compte 5% de chômeurs en plus depuis un an

D’après les chiffres publiés aujourd’hui par la DIRRECTE*, le nombre de demandeurs d’emploi en Bourgogne est stable par rapport à fin décembre mais accuse hausse d’un peu plus de 5% sur un an. 

Chiffres du chômage de décembre 2014 : stabilité en Bourgogne
Chiffres du chômage de décembre 2014 : stabilité en Bourgogne © FTV
Fin janvier 2015, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A** s’établit à 76 794 en Bourgogne. C’est 14 personnes de moins qu’en décembre 2014 mais 3759 de plus qu’en janvier 2014. Par rapport à la moyenne nationale…
**les demandeurs d’emploi de catégorie A sont sans emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi et n’ont pas travaillé dans la période considérée

Sur un mois les évolutions sont faibles quel que soit le genre (hommes/femmes), l’âge, les départements. En revanche, sur un an, les évolutions sont plus marquées : ce sont les seniors qui souffrent le plus de la hausse du chômage c’est en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire, les départements les plus peuplés, que les demandes ont le plus augmenté

Les chiffres varient selon certains éléments

Le genre : 
En Bourgogne, il y a 40.304 hommes chez les demandeurs d’emploi et 36.490 femmes. Les demandes d’emploi chez les hommes ont augmenté de 5,7% et de 4,6% chez les femmes.

L’âge :
Les moins de 25 ans en demande d’emploi sont 12.955 en Bourgogne en janvier 2015 pour 44.107 adultes de 25 à 49 ans et 19.732 personnes de 50 ans et plus. Les évolutions sur un an sont de +0,8% chez les jeunes, +4,7% chez les adultes et +9,4% chez les 50 ans et plus.

Des évolutions disparates selon les départements


La Saône-et-Loire compte 25.798 demandeurs d’emploi, c’est 30 de plus qu’en décembre dernier et 1.515 en un an (+6,2%). La hausse se fait particulièrement sentir sur les hommes (+7,6% contre 4,8% pour les femmes), les plus de 50 ans (+ 8,6%) et les femmes de 50 ans et plus (+ 9,7%).

La Côte-d’Or compte 24.775 demandeurs d’emploi, soit quasiment le même nombre qu’en décembre dernier mais c’est 1.415 de plus qu’e janvier 2014 (+6,1%). L’évolution est sensiblement la même chez les hommes et les femmes mais nettement marquée pour les 50 ans et plus (+ 12,2% d’augmentation en 1 an contre +2,% pour les moins de 25 ans).

La Nièvre compte 9.316 demandeurs d’emploi en janvier 2015. C’est moins qu’en décembre avec 36 demandeurs en moins. Mais sur un an, le département a connu une légère augmentation : + 2,9% (63 personnes de plus). Comme en Côte-d’Or, il n’y a pas de différence notable entre les hommes et les femmes ; en revanche les plus de 50 ans sont particulièrement touchés : + 7,7% des hommes et + 6,9% des femmes. A noter le recul du chômage sur un an  chez les moins de 50 ans dans ce département le moins peuplé de Bourgogne.

L’Yonne compte 16.905 demandeurs d’emploi en janvier 2015. En un an, le département a connu une hausse de 4,7% (766 demandeurs d’emploi en plus). Les chiffres les plus élevés concernent les hommes (+ 5,1% contre + 4,3 % pour les femmes) et particulièrement les hommes de 50 ans et plus (+8,5%) alors que le chômage des jeunes a connu une légère baisse de – 1,7% en un an, plus sensible chez les hommes de moins de 25 ans (-4% par rapport à janvier 2014).


* DIRRECTE : Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi
L'année 2015 commence positivement sur le front de l'emploi en France
Le chômage a enregistré en janvier sa première baisse depuis l'été, pour s'établir à 3,48 millions de demandeurs d'emploi sans activité, "un encouragement à poursuivre" pour Manuel Valls.

Pôle emploi a recensé en janvier 19.100 inscrits en catégorie A (sans aucune activité) de moins qu'en décembre, où le chômage avait atteint le record de 3,50 millions. En incluant l'outremer, le nombre de demandeurs s'élève à 3,74 millions (-0,5%). Il s'agit seulement de la 4e baisse du chômage en 33 mois de mandat de François Hollande.

Ces chiffres sont "un encouragement à poursuivre", un "premier signe positif", a réagi le Premier ministre français Manuel Valls devant la presse, après avoir présenté aux partenaires sociaux les grandes lignes d'un projet de loi sur le dialogue social dans les entreprises.
De son côté, le ministre du Travail François Rebsamen a appelé, dans un communiqué, à "rester prudent" et à "observer dans la durée les évolutions mensuelles". D'autant que les chiffres de janvier ne sont pas tout roses: le chômage poursuit en effet sa hausse si l'on intègre les chômeurs ayant exercé une petite activité (+0,3%). A la clef: des records de 5,23 millions en métropole et de 5,53 millions en France entière.

En catégorie A, la baisse de janvier "concerne plus particulièrement les jeunes, qui n'avaient plus connu une telle diminution depuis plus d'un an", note M. Rebsamen dans un communiqué. Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a baissé de 1,4% en janvier, mais reste mal orienté sur un an (+0,4%). De son côté, le chômage des seniors s'est stabilisé le mois dernier (+0,1%). Il reste en très forte hausse par rapport à janvier 2014 (+9,6%).

L'embellie de janvier cache, en outre, une nouvelle aggravation du chômage de longue durée: 2,27 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, une statistique en hausse de 0,7% sur le mois et de 9,3% sur un an. Début février, le ministre du Travail a présenté pour eux un plan contenant notamment des "formations gratuites" dans le cadre du compte personnel de formation (CPF). En janvier, les demandeurs d'emploi avaient une ancienneté moyenne de 542 jours à Pole emploi, soit environ un an et demi.

Les chiffres de janvier ne sont pas forcément annonciateurs d'une embellie durable. En cause: la faible croissance. Même si François Rebsamen espère atteindre "plus de 1% de croissance" en 2015, cela ne devrait pas être suffisant pour enrayer le chômage, qui ne baisse, selon les économistes, qu'au-delà de 1,5% de croissance.
Résultat: l'Insee anticipe une poursuite de la hausse du taux de chômage d'ici à mi-2015, à 10,2% en métropole (+0,3 point par rapport au 3e trimestre 2014) et à 10,6% avec l'outremer (+0,2 point). De son côté, l'Unédic, qui gère l'assurance chômage, table en métropole sur 104.000 chômeurs de plus en 2015, sur la base d'une prévision de croissance (+0,8%) plus faible que celle du gouvernement.

En 2014, 189.100 demandeurs d'emploi supplémentaires avaient poussé la porte de Pôle emploi. Mais M. Rebsamen reste optimiste. "Ce que j'espère, c'est que le nombre de chômeurs diminuera à la fin de l'année", déclarait-il récemment. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur le Pacte de responsabilité, 40 milliards d'euros de baisse du coût du travail et de réductions d'impôts pour les entreprises, ainsi que sur le projet de loi Macron, censé "déverrouiller l'économie française" mais dont le parcours parlementaire est semé d'embûches.

Dernier levier que le gouvernement souhaite actionner: le dialogue social dans les entreprises. Manuel Valls a présenté mercredi, avant la publication des chiffres, les grandes lignes d'un texte qu'il souhaite voir "définitivement adopté cet été". Objectif: simplifier le dialogue entre employeurs et représentants des salariés et ainsi lever les obstacles à l'embauche.

AFP
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