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Expérimentarium : six chercheurs à la rencontre des scolaires à l'IUT de Chalon-sur-Saône

Lionel Apetoh s’intéresse à un type de globules blancs, les lymphocytes T CD4. Il recherche des méthodes qui permettraient de donner des propriétés anticancéreuses à ces cellules. / © FTV
Lionel Apetoh s’intéresse à un type de globules blancs, les lymphocytes T CD4. Il recherche des méthodes qui permettraient de donner des propriétés anticancéreuses à ces cellules. / © FTV

L'Expérimentarium est une journée organisée par l'Université de Bourgogne. Elle permet au grand public de rencontrer les chercheurs, et de découvrir leurs travaux. Six chercheurs sont allés à la rencontre d'élèves âgés de 10 ans et plus pour présenter leurs travaux mardi 14 avril 2015.

Par F.L.

Les scolaires à l'IUT de Chalon-sur-Saône

Dans le cadre de cette journée de vulgarisation scientifique, six chercheurs sont allés à la rencontre de scolaires, âgés de 10 ans et plus, pour présenter leurs travaux. Cela s'est déroulé à l'Institut Universitaire de Technologie de Chalon-sur-Saône.
Ainsi les élèves ont pu mieux cerner les travaux des scientifiques, et leur portée.

Les scientifiques présents

Michael Claudon : La fabrication d’un pistolet laser
Ce prototype peut  identifier la composition des matériaux, trier des déchets ou analyser des roches. C’est la force du LASER canalisée dans un dispositif transportable !
« Pour concevoir un laser il faut allier différents domaines de connaissances tels que l’optique, l’électronique, la mécanique, l’informatique et la thermique. »

Lionel Apetoh : Les cellules T CD4 pour lutter contre le cancer
Lionel s’intéresse à un type de globules blancs, les lymphocytes T CD4. Il recherche des méthodes qui permettraient de donner des propriétés anticancéreuses à ces cellules.
« Remettre en question les dogmes et mes propres certitudes pour émettre de nouvelles hypothèses originales : c’est la démarche que j’aime mettre en œuvre dans mes travaux de recherche.»

Caroline Peltier : Innovations statistiques : la SensoBase témoigne
Les statistiques sont des outils mathématiques essentiels pour que les chercheurs obtiennent des réponses aux questions qu’ils se posent.  Caroline teste de nouvelles méthodes statistiques sur une base de données mondiale : la SensoBase. Les résultats de ses investigations pourraient intéresser des chercheurs dans le monde entier.
« Ma recherche est un peu comme une enquête policière. Je veux trouver la vérité et j’interroge ma base de données pour avoir des réponses.»

Marie-Aure Bourgeon : Des images pour regarder les vignes et leurs maladies
Marie-Aure s’intéresse à la culture de la vigne, plus précisément à la façon dont on pourrait la protéger de certaines maladies qui attaquent ses feuilles. Avec une caméra particulière, elle étudie la croissance des feuilles de la vigne ainsi que celle des maladies pour mieux comprendre pourquoi les maladies attaquent certaines plantes, sur certaines feuilles.
« J’ai toujours eu une imagination débordante et une folle envie de conduire des tracteurs ! Aujourd’hui, je suis pilote de chenillard tout en étant jeune chercheuse ! »

Heber Rodrigues : Minéralité des vins : mythe ou réalité ?
Depuis une vingtaine d’années, un nouveau mot est apparu pour décrire le goût et les arômes de certains vins : le mot « minéralité ». Le but des recherches d’Heber est de comprendre d’où vient ce mot, à quoi il correspond, comment nous pouvons le définir et si cette sensation de « minéralité » est liée à des molécules chimiques spécifiques présentes dans le vin.
« Mon but est de rassembler toutes les informations concernant la minéralité des vins. Parler de minéralité aujourd’hui c’est marcher à l’aveugle dans le brouillard. »

Un effort de vulgarisation scientifique récompensé

Dans le cadre des Investissements d'Avenir 2015, l'Expérimentarium de l'Université de Bourgogne a été couronné lauréat en 2015 (600 000€ de subvention), récompense de nombreuses années de vulgarisation (depuis 2001) et d'interventions auprès du Grand Public.
Le programme permet aux chercheurs (doctorants, post-doctorants et maîtres de conférences) d'échanger et de partager leurs recherches avec différents publics, notamment des scolaires du CM2 au lycée.
Rapidement, le programme est reconnu et gagne le prix Diderot pour l'initiative culturelle en 2003.
Dès 2005, l'Experimentarium est sollicité par d'autres régions et d'autres pays comme la Thaïlande, pour exporter le concept.
C'est une nouvelle manière de vulgariser la science en dehors des médias traditionnels, de façon directe et en face à face. « C'est l'art de la rencontre » qui a été développé selon Lionel Maillot.
Afin de créer les conditions du dialogue, les participants sont assis en petit groupe autour d'une table.
« L'objectif est d'être ensemble et de favoriser l'empathie entre chercheurs et élèves »
C'est aussi un bon moyen de casser les clichés et autres clivages existants entre scientifiques et littéraires. Car 2/3 des personnes s'éloigneraient du domaine scientifique alors que la science fait partie intégrante de la culture, voire même de la culture populaire à travers films, séries ou romans.

Etendre le concept à d'autres régions

Le Programme des Investissemnts d'Avenir a été remporté sur l'ambition d'étendre le concept mais aussi grâce à la volonté d'autres régions d'accueillir les Experimentarium.
Le but est d'avoir un projet et une culture commune à l'ensemble des acteurs du dispositif présents en France et de se fédérer autour d'un projet collectif.
Les 600 000€ de subvention obtenus co-financeront le projet qui se chiffre au total à 1,2M€ sur 4 ans.

En outre, la première édition d'un festival sur trois jours organisé par l'Experimentarium verra le jour en 2016.
Lionel Maillot s'avoue content de la pérennité du programme qui selon lui « a changé la vision des chercheurs et créé des liens entre eux. » C'est aussi une plus-value qui les aide à améliorer leur communication. Par conséquent, ils sont désormais plus aptes à démarcher les entreprises pour trouver partenariats et emplois. Cela participe également à mettre en lumière les chercheurs et accroître la visibilité de leurs travaux et leurs laboratoires.

Quelques liens

Le site de l’Experimentarium : http://experimentarium.u-bourgogne.fr/

La conférence « Lumière et cinéma » (dans le cadre de l’année de la lumière)
Kamal Hammani, chercheur en physique, expliquera comment la science inspire le cinéma et vice-versa. En cette année de la lumière, il se focalisera sur les fantasmes technologiques dans les films populaires. Vous souvenez-vous du laser de Goldfinger (1964) ? Du sabre de Luke Skywalker (1977) ? Ils ont rayonné dans le cinéma et l’imaginaire populaire. Mais quels sont les fantasmes actuels ? Ont-il un rapport avec la science telle qu’elle se fait dans les laboratoires aujourd’hui ?
• À la radio :http://experimentarium.u-bourgogne.fr/spip.php?article691

• Sur le site de l’Université de Bourgogne :http://www.u-bourgogne.fr/

Cette conférence est proposée dans le cadre de led (lumière et découvertes), le programme bourguignon de l'année de la lumière.
http://blog.u-bourgogne.fr/led/

Le reportage de Tiphaine Pfeiffer et Romain Liboz

Intervenants :
  • Lionel Apetoh, chercheur à l'INSERM, équipe "chimiothérapie, métabolisme des lipides et réponses immunitaires antitumorales"
  • Hugo, élève de 2de au lycée Hilaire de Chardonnet de Chalon-sur-Saône
  • Lionel Maillot, responsable de l'Experimentarium, Université de Bourgogne
Expérimentarium IUT Chalon
Aujourd'hui, l'Expérimentarium faisait escale à l'IUT de Chalon-sur-Saône. 6 chercheurs sont venus rencontrer des élèves à partir de 10 ans pour leur raconter leur travail. Ce programme de vulgarisation scientifique de l'Université de Bourgogne existe depuis 2000 et vient d'être reconnu : il a été sélectionné parmi les programmes d'investissement d'avenir 2015.



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