Pourquoi l’Etat va-t-il lancer un comparateur des tarifs bancaires ?

Le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé le lancement d'un comparateur gratuit des tarifs bancaires, "comme on peut le faire aujourd'hui sur les prix de l'essence". L’objectif est de favoriser la mobilité bancaire.


Que proposera ce comparateur des tarifs bancaires ?

"Il s'agit de mettre en place une calculette, un système de comparaison gratuit des services et des tarifs" offerts et pratiqués par l'ensemble des banques, a expliqué Michel Sapin.
Ce comparateur s'appliquera aux "grands tarifs de base, comme le coût d'un chéquier ou du réglement d'un incident de paiement", avec une "garantie de neutralité", a précisé le ministre. Il sera disponible sur internet d'ici fin 2015.

Comment peut-on favoriser la mobilité bancaire ?

Ce comparateur a pour but de favoriser la mobilité bancaire. "Je souhaite une simplification et une gratuité absolues pour le client" dans les modalités du changement de banque, a insisté Michel Sapin. "Aujourd'hui, on peut changer de banque plus facilement qu'avant, mais il y a encore des obstacles. L'objectif est désormais de la faire de façon industrielle et automatisée", a ajouté le ministre.

Un amendement gouvernemental à la loi Macron prévoit le transfert automatisé des domiciliations bancaires.
Avec une seule signature, le client autorisera sa nouvelle banque à réaliser en son nom le transfert des opérations de virements et de prélèvements.

L’Etat veut aussi faciliter les petits paiements par carte bancaire

Le ministre des Finances veut aussi "rendre plus facile le paiement par carte bancaire, y compris pour des petits montants" et "faire disparaître le petit panneau "pas en dessous de 15 euros".

Le ministre compte sur "le dialogue" avec les banques pour qu'elles diminuent leur part forfaitaire imposée aux commerçants sur les faibles montants.
"Il est légitime que les banques demandent une rémunération pour service rendu mais il y a des conditions de tarification qui peuvent être un obstacle", a souligné Michel Sapin, qui n'exclut pas de passer par la loi en cas de blocage.
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